QUERTELET Georges, Virgile, Alexandre

Par Jean-Luc Pinol, Marie-Louise Goergen

Né le 19 janvier 1890 à Fargniers (Aisne), mort le 15 août 1953 à Bordeaux (Gironde) ; rédacteur principal ; secrétaire général de l’Union des syndicats confédérés des cheminots du réseau Nord ; membre du bureau national de la Fédération unifiée puis de la Fédération « légale » (1935-1945).

Entré à la Compagnie des chemins de fer du réseau Nord en 1910, Georges Quertelet fut incorporé dans l’infanterie le 10 octobre 1912. Blessé d’une balle dans le flanc gauche, il fut fait prisonnier en décembre 1914. La captivité le mena de Montigny-lès-Metz (Moselle) à Ludwigsburg (Allemagne) puis à Leysin (Suisse) le 19 mai 1916 (à cause de ses blessures ?). Il fut rapatrié le 11 mai 1918.

Employé au service du mouvement à la gare de Paris-Nord en 1926, il était secrétaire général de l’Union des syndicats confédérés des cheminots du réseau Nord qui comptait quarante-trois syndicats et 11 000 adhérents. Archiviste de la Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer depuis 1924, il en devint le trésorier en 1926. Il conserva cette fonction jusqu’à la réalisation de l’unité syndicale.

Début 1932, il séjourna à Aumale (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) pour assurer l’intérim du secrétariat du syndicat local des Cheminots, le titulaire, Fernand Gorlier étant trop occupé par la direction de l’Union locale.

Lors des congrès fédéraux de 1932 et 1934, la présentation du rapport financier provoqua de violentes altercations entre Sordet, militant de Dijon, et Quertelet. En 1932, il fut reproché à la Fédération d’avoir contribué au financement de l’Exposition coloniale de 1931. En février 1935, l’unité syndicale était réalisée sur tous les réseaux, sauf le Nord et l’État. Quertelet était toujours secrétaire de l’Union des syndicats confédérés du Réseau Nord qui comptait 13 000 adhérents. Lors du congrès fédéral d’unité, en décembre 1935, il fut élu, avec Raymond Tournemaine, trésorier de la Fédération unifiée. Il fut reconduit dans cette fonction au congrès de 1938.

Membre du bureau exécutif et du secrétariat de la fédération « légale », dont il fut le trésorier, Georges Quertelet fit partie de ceux qui « par devoir » (Maurice Choury), participèrent aux syndicats légaux pour y contrer l’influence des partisans de Vichy. Rédacteur principal au service Exploitation, il représenta la Fédération CGT au sein de la commission provisoire d’organisation prévue par la loi du 24 février 1943 instituant la Charte des cheminots. En août 1944, il fut désigné trésorier fédéral de la Fédération CGT au titre de l’ex-tendance dite réformiste, en attente du congrès de 1945, mais ne fut pas élu trésorier en 1945. Après la scission de 1948, il aurait rejoint la Fédération FO des cheminots ; sa publication Le Rail syndicaliste signala son décès.

Georges Quertelet s’était marié en juillet 1932 à Saumur (Maine-et-Loire) avec Madeleine Dufournet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article7838, notice QUERTELET Georges, Virgile, Alexandre par Jean-Luc Pinol, Marie-Louise Goergen, version mise en ligne le 2 février 2021, dernière modification le 6 août 2021.

Par Jean-Luc Pinol, Marie-Louise Goergen

SOURCES : Arch. Nat. F7/13660, 13681. — Arch. PPo. 300 et 308. — Arch. Dép. Nord, M 595/62. — Arch. Dép. de l’Aisne État civil, Registre matricule Militaire. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — Arch. de l’UD CGT de Seine-Inférieure liasse 1930-1935. — Comptes rendus des congrès fédéraux de 1930, 1932, 1934 et 1938 [Iconog.]. — Maurice Choury, Les Cheminots dans la Bataille du Rail, Paris, Librairie académique Perrin, 1970, p. 104-105. — Notes de Jean-Pierre Bonnet. —

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément