JOLY René, Henri, Léon

Par Claude Pennetier

Né 29 janvier 1909 à Épinal (Vosges) ; tisserand puis tourneur sur métaux et cheminot ; militant communiste de la Meuse.

René Joly
René Joly
Photographie dans son dossier du Komintern

Fils d’un manœuvre et d’une ourdisseuse dans le textile, René Joly fréquenta l’école communale de la Loge Blanche à Épinal de l’âge de sept ans et demi à treize ans et demi. Il obtint le certificat d’études, puis tout en travaillant, à partir de 1922, comme tisserand il suivit des cours de perfectionnement à l’école professionnelle du d’Épinal pour devenir tourneur sur métaux. Il fréquenta pendant dix ans une Société gymnique catholique.

Après son service militaire (1928-1929) comme brigadier d’artillerie, René Joly travailla comme manœuvre à Épinal puis comme tourneur à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) (1934-1936), Société Lorraine de Dietrich (Wagons) dont il fut renvoyé pour propagande syndicale, puis à Bar-le-Duc (Meuse) chez Diekoff (1936-1937), avant d’entrer aux chemins de fer de l’Est en mai 1937. Il fut, selon sa formule, "l’agitateur" de la grève de la grève de huit jours en juillet 1936 chez DieKoff.

Adhérent au Parti communiste en janvier 1936 à Lunéville, il fut trésorier de cellule et devint rapidement secrétaire de la section de Bar-le-Duc avant d’être élu au comité régional communiste le 5 décembre 1937. Il fut candidat au conseil d’arrondissement. Le Parti communiste le délégua au comité de Front populaire

René Joly reconnaissait sa faiblesse de sa culture politique en 1937 : "Je n’ai pas lu ces maîtres du marxisme" et il ne lisait par les Cahiers du bolchevisme ou Correspondance internationale. Il suivit une école de section en 1938. Dans son autobiographie communiste d’institution de 1937, il se réclamait d’Armand Gili et de Dante Gili.

En 1939, il fut exclu de la section de la Libre pensée de Bar-le-Duc pour avoir développé la politique de la « main tendue » lors d’une réunion publique.

Sa femme, Adrienne Blanchard, fille d’un contremaitre dans une usine de transformation textile, était une nouvelle militante du Parti communiste en 1938 et du Comité mondial contre la guerre et le fascisme dès 1937 : "elle a des opinions communistes mais mal définis faute d’instruction". Le couple avait un enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article96863, notice JOLY René, Henri, Léon par Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 novembre 2010, dernière modification le 30 mai 2011.

Par Claude Pennetier

René Joly
René Joly
Photographie dans son dossier du Komintern

SOURCES : RGASPI, 495 270 2171, autobiographie, Bar-le-Duc, 6 décembre 1937 et une autre sans date [1938], classé A. —Arch. Dép. Meurthe-et-Moselle. — La Voix de l’Est. — L’Éveil de la Meuse.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément