LALLEMAND René [LALLEMAND François, René]

Par Pierre Lévêque, Jean Belin

Né le 2 janvier 1906 à Ajaccio (Corse), mort le 18 août 1999 à Marseille 5e (Bouches-du-Rhône) ; fonctionnaire des contributions indirectes et syndicaliste autonome ; dirigeant communiste de Côte-d’Or ; prisonnier de guerre

Fils de Joseph Félicien Lallemand, gendarme, et de Marie Angèle Péroni, René Lallemand fut nommé vérificateur des contributions indirectes à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 1er septembre 1925. Il était muté ensuite à Douai (Nord), à Chaumont (Haute-Marne), et enfin à Dijon (Côte-d’Or) le 11 mai 1928. Il fut trésorier pour la Côte-d’Or, du Secours rouge international (SRI) en 1933. Co-responsable de la sec-tion de Côte-d’Or de la Fédération autonome des fonctionnaires, à la suite d’une grève des agents de la Fonction publique en 1934, sous la pression du maire de Dijon, Gaston Gérard et du préfet de Côte-d’Or, René Lallemand fut déplacé quelque temps, pour raisons politiques, à Savigny-lès-Beaune (Côte-d’Or). Revenu à Dijon, il s’installa rue Nicéphore Niepce.
Il devint secrétaire de la Région Côte-d’Or-Yonne du Parti communiste, jusqu’en 1936, puis après la sépa-ration des deux départements en octobre 1936, de la Région côte-d’orienne uniquement. En octobre 1937, il fut candidat au conseil général dans le canton de Dijon-Ouest. En 1937, son département comptait 1 500 adhérents répartis en 74 cellules locales, de quartiers et d’entreprises), ainsi que 10 sections. Il était un des principaux orateurs lors des meetings organisés par le PC, et plus particulièrement lors des meetings unitaires du Comité départemental populaire en 1937-1938.
Sa femme, Jacqueline (voir Jacqueline Lallemand), contribua à fonder en Côte-d’Or un groupe du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme, qui compta jusqu’à 1 200 membres, et le comité des Amis de l’Espagne républicaine. Elle fut très active en faveur de l’enfance et dans le soutien aux grèves de juin 1936. En janvier 1938, malade, épuisée par l’action militante, elle dut se soigner en sa-natorium.
Le 15 août 1938, René Lallemand fut muté à sa demande à Marseille. Mobilisé en 1939, il était fait pri-sonnier par l’armée allemande en 1940. Libéré en mai 1945, il revint sur Marseille. Marié le 28 avril 1928 à Marseille à Jacqueline Susini avec laquelle il n’eut pas d’enfant, veuf, il épousa le 26 octobre 1957 Made-leine Isoird, puis, le 12 juin 1965, Renée Bertrand.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article115517, notice LALLEMAND René [LALLEMAND François, René] par Pierre Lévêque, Jean Belin, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 10 septembre 2022.

Par Pierre Lévêque, Jean Belin

SOURCES : Arch. Dép. Côte-d’Or, S M 7741, rapport d’août 1938, recensement de la population. — Le Travailleur de Bourgogne. — Le Socialiste Côte-d’orien, édition d’août 1934. — État civil d’Ajaccio. — Catherine Chavériat, Le Parti communiste en Côte-d’Or de 1934 à 1939, Mémoire de Maîtrise, Dijon, 1990. — AD21, rapport de police du 17 août 1938. — Gallica, liste des prisonniers de guerre de 1939-1945.

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