RAMPI Corentin, Louis, François, Marie

Par Daniel Grason

Né le 6 janvier 1893 à Plomodiern (Finistère), mort le 3 septembre 1944 ; électricien, représentant, mécanicien ; militant communiste et syndicaliste ; volontaire en Espagne républicaine.

Fils de Louis, journalier et de Marguerite, née Boscou, Corentin Louis Rampi effectua son service militaire dans la marine nationale, devint maître-électricien. Le 19 mai 1923 il épousa Jeanne Alexandrine Eugénie Bournot à Paris en mairie du XVIIIe arr., le couple eut une activité de représentant. Ils habitèrent 2 rue Paul-Lafargue à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine), puis le 20 décembre 1926 au 49 rue Arago. Il adhéra au Syndicat des chauffeurs, conducteurs, mécaniciens, industries électrique et parties similaires de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), au 8ème puis au15ème rayon de la fédération parisienne du Parti communiste de France. Il fit également partie des groupes de défense antifascistes, de l’Exécutif national du Front rouge et du comité central de l’Union fraternelle des marins et anciens marins.

Il assistait aux réunions syndicales et politiques, la police l’appréhendait le 4 août 1928 à la sortie d’un meeting qui venait de se tenir au Cirque d’Hiver. La police procéda à un simple contrôle d’identité. Le lendemain, 5 août 1928 nouvelle interpellation alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le parti communiste et la jeunesse communiste à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). L’Humanité du 6 août titra « Un coup de force ! Ivry et la Banlieue Sud en état de siège ». La police, les gardes républicains avec le concours des pompiers auraient interpellés « 1839 ouvriers et ouvrières » qui voulaient manifester « contre la guerre impérialiste et la défense de l’URSS ». Le 26 juillet 1929, il fut arrêté et inculpé de complot contre la sûreté intérieure de l’État.

Il demeurait 10 sentes des Saurins à Puteaux, chômeur il se porta volontaire au sein des Brigades internationales. Sérieusement blessé lors des combats, rapatrié sanitaire, il fut soigné à l’hôpital d’Eaubonne (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Il sortit le 27 novembre 1937. Il retourna vivre à Puteaux à l’hôtel 42 avenue du Président-Wilson.

Affecté spécial le 11 août 1939 au titre de la Direction des Constructions Navales à Brest (Finistère), il fut condamné le 11 octobre 1940 à deux ans de prison pour un fait de droit commun par le tribunal correctionnel de Brest (Finistère). À l’issue de sa peine, il revint à Puteaux le 31 juillet 1942, logeait à l’Hôtel restaurant 11 rue Paul-Lafargue. Mécanicien, il travaillait dans un garage au 30 rue de la République. Il ne s’occupait plus de politique depuis plusieurs années.

Corentin Rampi mourut le 3 septembre 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article128069, notice RAMPI Corentin, Louis, François, Marie par Daniel Grason, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 31 août 2020.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. RGASPI Mfm 545.6.45/4 (Moscou), RGASPI Mfm 545/6. – Arch. PPo. 1W 1354. – Arch. dép. Finistère, indisponibles en Juillet 2015.

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