QUEMENEUR Marie [née KERGOULAY Marie, Louise]

Par Jacques Girault

Née le 7 novembre 1921 à Mousteru (Côtes-du-Nord/Côtes d’Armor) ; agent de lycée ; résistante ; militante syndicale ; militante communiste dans le Morbihan.

Fille d’un cantonnier devenu cheminot, d’opinions radicales-socialistes qui avait six enfants, Marie-Louise (prénommée ainsi) Kergoulay obtint le certificat d’études primaires et devint employée de commerce à Guingamp (Côtes du Nord/d’Armor), syndiquée à la CGT à partir de 1936. Elle adhéra aux jeunesses communistes dans la clandestinité en 1942. Responsable des JC à Guingamp sous le pseudonyme d’« Yvonne », elle travailla en relation avec les FTP de Brest (Finistère) jusqu’à leur arrestation en juillet 1943. Elle quitta la Bretagne pensant être « dénoncée comme terroriste » et vint à Paris. Elle assurait la liaison inter-régionale des JC avec comme pseudonyme « Lefort » jusqu’en décembre 1943 sous la responsabilité d’Eugène Kerbaul. Toujours « Lefort », elle fut responsable « Inter jeunes filles » jusqu’à son arrestation dans le métro, le 22 février 1944. Dans la prison de la Roquette, après sa condamnation, le 20 juillet 1944 à 18 mois de prison et 1 200 francs d’amende, sous le pseudonyme « Lucienne », elle devint la responsable du triangle communiste à la prison puis fut désignée par la CCC au triangle de direction politique, en remplacement de Marie Couette. Libérée le 17 août 1944 par l’insurrection, elle y participa et devint responsable adjointe départementale au service civique tout en étant membre du comité de la région Paris Est du Parti communiste français en octobre 1944 et responsable régionale des Jeunes filles communistes de la région Paris Est jusqu’au 15 novembre 1945, puis après un repos d’un mois, elle fut désignée comme la responsable départementale du service civique.
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Marie-Louise Kergoulay fut mutée dans les Côtes du Nord à la fin de 1945 où elle devint la secrétaire fédérale de l’Union de la jeunesse républicaine de France. Membre du comité national de l’UJRF, du comité national de l’Union des jeunes filles de France à partir du 3 août 1946, elle était aussi membre du comité national du Front national. Elle était permanente de la jeunesse puis du PCF jusqu’en 1952.

Candidate suppléante en deuxième position sur la liste pour les élections législatives de 1946, membre du secrétariat de la fédération des Côtes-du-Nord du PCF, chargée de l’organisation puis de la propagande, elle fut rédactrice en chef de L’Aube nouvelle jusqu’à sa disparition. Après avoir suivi l’école de la Jeunesse communiste en 1945, l’école centrale d’un mois du PCF, elle participa à l’école de quatre mois (mars-juillet 1948).

Travaillant comme vendeuse, puis comme femme de ménage, elle vivait avec Marcel Le Guen, membre de la direction de la fédération communiste. Ils se séparèrent au début de 1949. Ayant été réélue au secrétariat de la fédération, elle demanda à la commission des cadres en février 1949 de ne pas ratifier son élection puisqu’elle allait demander sa mutation pour la région parisienne. S’il y avait désaccord de la commission, elle refuserait et affirmait dans sa lettre, « je suis bretonne cent pour cent c’est-à-dire têtue ».

Elle se maria en août 1950 à Saint-Brieuc (Côtes du Nord/d’Armor) avec Emile Quemener, sous-intendant de lycée, adhérent au PCF à Morlaix (Finistère), fils d’un cultivateur. Le couple eut une fille, se sépara et divorça en 1970.

Marie-Louise Quemener devint agent de lycée en 1956 à Lorient. Secrétaire de la section du syndicat des agents, elle était membre de son bureau régional (CGT ou FEN ?). Membre du bureau de la section communiste de Lorient, elle fut élue au comité de la fédération communiste du Morbihan en 1956 et en demeura membre jusqu’à son retrait à sa demande en 1974. Parallèlement elle faisait partie de la direction départementale de l’Union des femmes françaises et du bureau central des locataires HLM de Lorient.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article159312, notice QUEMENEUR Marie [née KERGOULAY Marie, Louise] par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 juin 2014, dernière modification le 2 juin 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF.

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