PIGNON Ernest, dit Ernest PIGNON-ERNEST

Par Anysia L’Hôtellier

Né le 23 février 1942 à Nice (Alpes-Maritimes) ; artiste-plasticien, scénographe, affichiste ; militant communiste jusqu’en 1985.

Notice mise à la Une à l’occasion de l’importante exposition Ernest Pignon-Ernest à Landerneau, Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, 2022.

Catalogue de l’Exposition Ernest Pignon Ernest au Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, 2022.

Ernest Pignon vit le jour à Nice en février 1942. Son père, Louis Pignon, travaillait aux abattoirs et sa mère, Paule Pignon née Garascino, était coiffeuse. Il avait deux frères et deux sœurs. Il dessina dès son plus jeune âge. En 1954, dans un numéro de Paris-Match, le jeune Ernest découvrit Picasso, ce fut pour lui une révélation et un choc. En 1957, après son BEPC, il partit travailler chez un architecte. Il put ainsi gagner sa vie tout en perfectionnant son dessin. Cet emploi lui permit de continuer à créer en toute liberté et indépendance sans être obligé de vivre de son art. En 1959, dans un club qui réunissait peintres, poètes et écrivains, il rencontra Yvette Ollier, Marie-Claude et Denise Grail et Daniel Biga. Avec eux, il découvrit El Greco et fit un premier voyage à Tolède. À cette époque, Ernest Pignon fréquentait également le « Laboratoire 32 », rue de l’Escarène à Nice. Ce véritable lieu culturel vivant était le célèbre Magasin de Ben. Là-bas, il côtoyait Arman, Raysse, Venet, Viallat, Le Clézio, Bozzi, Filliou, Alocco… En 1961, André Riquier lui proposa de faire le décor de la pièce Fin de partie. En 1961-1962, il fit son service militaire en Algérie et vécut le cessez-le-feu et l’indépendance du pays. Pendant son service, il continuait à peindre, avec les moyens du bord : papier journal et brou de noix.

À son retour, il reprit ses fonctions à mi-temps chez l’architecte pour avoir le temps de créer. En 1963, il créa les décors des pièces Les retrouvailles d’Adamov et le Défunt d’Obaldia. En 1964, avec sa compagne Yvette Ollier, il s’installa dans une maison sur le Mont-Boron. Elle devint un lieu de rencontres, de conception de spectacles et d’œuvres littéraires. La première édition des Oiseaux Mohicans de Daniel Biga y fut imprimée. Certains Fourre-tout de Ben y virent le jour et plusieurs numéros de la revue Identités y furent élaborés. En 1966, avec l’argent gagné grâce à la conception des plans d’une villa, il s’installa dans le Vaucluse pour se consacrer à la peinture et loua un ancien café à Méthamis. Ernest Pignon réalisa ses premières créations hors du cadre du tableau, sur le plateau d’Albion au moment de la contestation de l’arrivée de la force de dissuasion nucléaire française dans la région. Des manifestations eurent lieu pour s’opposer à cette implantation. Des artistes prirent position. En février 1966, dans La Provence point Oméga, une affiche décorée par Picasso et un texte de René Char furent publiés. Ernest Pignon réalisa, lui, des affiches et des pochoirs sur les routes à partir des photos d’Hiroshima.

Fin 1967, Ernest Pignon était de retour à Nice. Il réalisa des peintures et des affiches pour le théâtre. Georges Tabaraud*, directeur du journal communiste Patriote, lui proposa de dessiner les couvertures et de concevoir les maquettes d’un nouvel hebdo Patriote - Côte d’Azur (jumelé alors avec l’Humanité Dimanche). Véritable découvreur du talent d’Ernest Pignon, Georges Tabaraud le marqua beaucoup et influença son engagement auprès du Parti communiste français à partir de cette époque. En 1967, il assista à la représentation de la pièce Napalm d’André Benedetto à Avignon. Une œuvre et un auteur qui résonnèrent pour Ernest Pignon qui lui aussi réalisait à cette époque des œuvres sur la guerre du Vietnam. Après leur rencontre, André Benedetto l’invita à exposer ses peintures dans son théâtre, le théâtre des carmes. Ernest Pignon participa par la suite à la mise en scène de ses pièces de 1967 à 1971. Avec Yvette Ollier et Jean-Claude Bussi, il monta par exemple sa pièce intitulée Statues au cercle théâtral de Nice en fin d’année 1967.

Fin 1968, il se réinstalla dans la Vaucluse chez leurs amis Sonia et Jean Froger. Il réalisa en 1968 une série de peintures sur l’itinéraire du Greco entre la Grèce et l’Espagne en abordant la réalité des deux pays alors sous dictature. La même année, il exposa à Toulouse dessins et peintures sur Rosa Luxembourg et Mai 1968. En 1971, il travailla quelque temps à Paris sur une série intitulée La Commune. Il rencontra à cette occasion Henri Cueco, une longue amitié liera les deux artistes. Henri Cueco le présenta à Pierre Gaudibert, directeur de l’Animation Recherche Confrontation (ARC) du Musée d’art moderne de la ville de Paris. Ce dernier invita Ernest Pignon au Salon de la Jeune Peinture de 1972. Il y rencontra Francis Biras qui travaillait au sauvetage de « la Ruche », immeuble en rotonde du passage Dantzig, créé par Alfred Bouchet en 1902 et découpé en alvéoles constituant une multitude d’ateliers, la Ruche rassemblait de nombreux artistes communistes ou sympathisants. La vie du groupe était rythmée par des séances de dessin, des critiques collectives, des discussions politiques et par une production de toiles souvent marquées par le gigantisme. Francis Biras proposa à Ernest Pignon de venir à Paris et de s’installer à la Ruche en 1973. Cet espace devenant vite trop petit, il loua un atelier à Soisy-sur-École mais il resta très lié à la vie de la Ruche.

À la suite d’un article de Catherine Humblot dans le Monde au sujet de son collage sur la Commune, Marin Karmitz le contacta en 1972 et lui proposa de réaliser des affiches des films diffusés dans son cinéma « Le 14 juillet » à la Bastille. Ce fut une expérience importante pour Ernest Pignon, qui lui permit de s’installer durablement à Paris et de découvrir et rencontrer des cinéastes comme Miguel Littin, Jorge Sanjines, Marco Bellochio, Marta Mesaros, Marghareta Von Trotta, Jean-Claude Godard, Marguerite Duras… En 1974, invité par Bernard Mounier et la Maison de la culture du Havre, il mena avec un collectif un projet sur le thème du Havre. Il participa à des projets similaires à Grenoble, Avignon et Calais. La même année, avec le groupe « Ramona parra », il monta à Nanterre Le Petit train de monsieur Kamodé dont il assura la mise en scène et les décors. C’est à cette époque qu’il prit par hasard un nom d’artiste pour éviter la confusion avec l’artiste Édouard Pignon durant une exposition à laquelle ils participaient tous les deux. Une erreur de lecture des organisateurs le baptisa « Ernest Pignon-Ernest », un nom qu’il adopta.

Pour dénoncer le jumelage Nice/Cape Town, il descendit de Paris en 1974 avec une camionnette 2 CV remplie d’une centaine de sérigraphies qu’il colla place Saint-François la nuit avec ses amis. Avec Antonio Saura et Jacques Derrida, il fonda en 1974 « Artistes du monde contre l’apartheid ». En 1975, Ernest Pignon réalisa les séries Immigrés et Images des Femmes à Avignon, Avortement à Paris, Tours et Nice puis Calais durant laquelle il rencontra Michel Sohier qui devint un ami. À Neuenkirchen en Allemagne, à l’occasion d’un symposium franco-allemand, il créa des œuvres s’inspirant des « Berufsverbot », des gens interdits d’emploi pour raisons politiques. En 1975, il fut invité à la Maison de la culture de Grenoble à un atelier collectif dans le cadre d’une exposition consacrée à Maïakovski. Il réalisa alors une série de sérigraphies sur les agressions subies par le corps au travail. L’année suivante, les syndicats de la ville lui proposèrent de réaliser une fresque pour la nouvelle bourse du travail, en peignant des affiches du mouvement ouvrier local.

En 1976, il partit pour Venise où, avec des peintres de douze pays (Julio Leparc, Balmes, Barrios…) surtout latino-américains, il créa « La Brigada internacional de pintores antifascistas » au sein de laquelle il réalisa en public des peintures murales dans le cadre de manifestations de solidarité avec le peuple chilien (à Venise, Athènes, Avignon, au Festival de Nancy). En 1976, Ernest Pignon-Ernest réalisa l’affiche du 1er mai de la CGT. En 1978, il réalisa la série Rimbaud, de Paris à Charleville. Le détournement du « changer la vie » par les politiques l’avait à la fois agacé et motivé. En 1979, sa première véritable exposition fut organisée à l’Animation Recherche Confrontation (ARC) du Musée d’art moderne de la ville de Paris, à l’invitation de Suzanne Pagé. De grandes photos de ses installations in situ et les dessins préparatoires furent présentées. La même année, Michel Vinaver lui proposa de concevoir la scénographie de sa pièce Les travaux et les jours, mise en scène par Alain Françon. En 1980, il réalisa le dessin de noël du journal Le Monde : il dessina une Nativité dont le bébé était une fille. En 1980, le comité spécial des Nations Unies contre l’Apartheid le sollicita pour la réalisation d’une affiche appelant à la libération de Nelson Mandela. En 1981, avec Antonio Saura et Jacques Derrida, il élabora un projet anti-apartheid dans les arts plastiques : Art against apartheid. Ils éditèrent des affiches d’artistes comme Rauschenberg, Tapiès, Lichenstein, Vostell, Arman…qui adhéraient au projet. Ils organisèrent des vernissages simultanés dans des centaines de lieux, musées, syndicats, etc. Ils constituèrent également un musée itinérant qui circula dans une quarantaine de pays avec notamment l’objectif de dénoncer les soutiens au système raciste. Ernest Pignon-Ernest mena ces actions jusqu’à la victoire. À la demande de José Balmes, il partit au Chili en 1980 où il assura des conférences dans des écoles d’art et participa à des ateliers collectifs.

En 1982, il reçut le Grand Prix de la Biennale d’Alexandrie pour une œuvre inspirée du Quatuor de Lawrence Durrel. En avril 1982, à l’occasion de l’enterrement d’Alejo Carpentier à la Havane, il rencontra Gabriel Garcia Marquez, Nicolas Guillen, René Depestre, Claude Couffon et Régis Debray qui devint un ami proche. À son retour, il réalisa, pour le Festival d’Uzeste, un hommage à Carpentier. Il fit par la suite des sérigraphies dans la ville de Martigues. À Anvers, face à la maison de Rubens, il poursuivit sa série Prométhée. Il réalisa ensuite une fresque à Hyères en hommage à Godard et son Pierrot le fou. En 1984, Les Arbrorigènes, inspirés par les premiers gestes de l’Homme préhistorique, furent installés au Jardin des plantes de Paris, cette œuvre d’Ernest Pignon-Ernest remporta un grand succès.

En 1985, particulièrement critique à l’égard du Parti communiste depuis quelques années, il hésita à accepter le prix Vaillant-Couturier. Il l’accepta néanmoins après une conversation téléphonique avec Jean-Pierre Léonardini qui lui rappela qu’Antoine Vitez avait voté pour lui et qu’il serait dur d’accepter le moindre prix après un tel refus. Ernest Pignon-Ernest choisit à cette époque de quitter le parti « sans déclaration ».

Durant l’année 1985, il signa la scénographie de la pièce Profession chanteuse avec Francesca Solleville et Jean-Claude Penchenat. En 1986, il exposa en Chine avec Cueco. Les deux artistes donnèrent également de nombreuses conférences dans des écoles d’art et des universités du pays. La même année, il quitta son atelier de Soisy-sur-Ecole pour un atelier à Ivry-sur-Seine. Sa série Les Arbrorigènes fut installée à la Biennale de Venise de 1986 où il fut invité par l’Italie. Cette série fut, l’année suivante, installée de façon permanente au Musée Picasso d’Antibes. De 1988 à 1995, il réalisa de nombreux collages à Naples, des œuvres très importantes dans son parcours. En 1990, il participa à une exposition dans la maison de Masaccio en Toscane avec Hervé Télémaque, Gilles Aillaud et Cueco. En 1991, il exposa à Prague et à Bratislava. La même année, il réalisa sa première exposition à la galerie Lelong au sujet de Naples. Il rencontra André Velter au vernissage, les deux hommes devinrent vite amis. En 1993, il rencontra Marcelin Pleynet et Actes sud publia leurs entretiens : L’homme habite poétiquement. La même année, il voyagea en Jordanie et réalisa des dessins sur le site de Petra. Il créa une série de timbres pour la Poste en 1993 avec les portraits de Yourcenar, Cocteau, Maupassant…

À Nice, mis à l’index depuis son collage contre le jumelage Nice / Cape Town, Ernest Pignon-Ernest vit en 1995 sa première exposition au Musée d’art moderne et d’art contemporain de la ville. En 1995, il réalisa un rideau de scène pour l’Opéra de Monte-Carlo et il signa l’année suivante la scénographie de Roméo et Juliette chorégraphié par Jean-Christophe Maillot. Les années suivantes, il collabora régulièrement avec Jean-Christophe Maillot en réalisant de nombreuses scénographies pour ses pièces. Il rencontra Bartabas en 1995 et réalisa des affiches pour ses spectacles équestres. Ils devinrent des amis très proches. En 1996, il se rendit en Afrique du Sud pour remettre les œuvres rassemblées par Musée Against Apartheid au Parlement du nouveau gouvernement du pays issu du suffrage universel. Il rencontra à cette occasion Nelson Mandela qui l’invita à présenter lui-même le projet à une tribune du Parlement. Durant ce voyage, il rencontra également Desmond Tutu. Il fut décoré des insignes de commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres en 1996 (Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1983, Officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1988). En 1997, Jean-Louis Pradel l’invita à créer dans l’ancienne buanderie de l’Hôpital Charles-Foix d’Ivry, dans le cadre de « Jardins secrets ». Il y réalisa une série inspirée par Artaud. En 1997, à Soyécourt dans la Somme, près du Chemin des Dames, il installa dans une cavité des moulages en bronze d’arbres mutilés, éclatés, coupés, une métaphore des vies fauchées au combat. En 1997, il réalisa le Monument de la résistance à Saint-Pierre-des-Corps : une sculpture en bronze d’un cerisier mort au milieu d’un ensemble de cerisiers vivants.

Au début des années 2000, il partit en Afrique du Sud, invité par Catherine Blondeau et l’Institut français d’Afrique du Sud. Le problème du sida le toucha beaucoup, il fit de nombreuses visites d’hôpitaux et de centres de soin. Il colla ses sérigraphies dans les rues de Durban, avec l’association Warwick Junction Project et à Soweto avec l’association Kliptown Youth. En 2002, Daniel Lelong, Jacques Dupin et Jean Frémon organisèrent une exposition d’Ernest Pignon-Ernest à la Foire International d’Art Contemporain. En 2002, le centenaire de la Ruche fut célébré. Depuis les années 1980, Ernest Pignon-Ernest s’investissait dans le fonctionnement et la vie de cette cité d’artistes. À l’occasion du centenaire, il organisa avec d’autres artistes une série d’expositions, notamment avec le musée du Montparnasse et la Coupole. Il écrivit également la préface de l’ouvrage de Dominique Paulvé La Ruche. Un siècle d’art à Paris. En 2002, il rencontra Michel Onfray qui devient un ami. L’écrivain-philosophe publia l’année suivante un ouvrage sur l’artiste : Les Icônes païennes. En 2003, Ernest Pignon-Ernest réalisa dans les rues d’Alger un Parcours Maurice Audin après avoir rencontré Josette Audin et Henri Alleg. En 2006, Brest accueillit son Parcours Jean Genet. Par l’intermédiaire d’Olivier Py, il rencontra en 2008 le poète palestinien Mahmoud Darwich, les deux artistes devinrent amis. Deux ans après, il créa un Parcours Mahmoud Darwich de Ramallah à Gaza. En 2008, il réalisa la suite Extases sous la forme de sept portraits imaginés de grandes mystiques chrétiennes à la Chapelle Saint-Charles à Avignon. Il reçut en 2009 le prix de la Fondation Simone et Cino del Duca. En 2010, Bénédicte Lesueur et Henri Jobbé-Duval organisèrent une rétrospective Ernest Pignon-Ernest à la Rochelle, 490 œuvres furent accrochées, la plus grande rétrospective de l’artiste à ce jour. En 2011, il réalisa pour les Amis de la Commune une affiche célébrant le cent-quarantième anniversaire de la Commune de Paris. La même année, avec Alain Nicolas, Anastas Mounir et Elias Sanbar, il organisa à l’Unesco une exposition des premières œuvres d’une collection qui préfigurait le futur Musée palestinien d’art contemporain. En 2012, Ernest Pignon-Ernest intervint à la prison Saint-Paul de Lyon. Désaffectée depuis 2009, la prison Saint-Paul ouvrait une dernière fois en septembre 2012 à l’occasion des journées du patrimoine avant d’être transformée en université. L’artiste connaissait les lieux puisqu’il y était intervenu dans les années 1990 dans le cadre de l’atelier d’art des prisonniers. Ernest Pignon-Ernest rendit hommage aux anonymes et s’inspira de l’histoire du lieu, dans lequel Klaus Barbie a sévi, dans lequel Jean Moulin, Raymond Aubrac et de nombreux résistants furent emprisonnés. En 2014, il exposa à la galerie Lelong de Paris cette série Prisons qu’il avait réalisée à la prison Saint-Paul.

Tout au long de ces années, Ernest Pignon-Ernest réalisa aussi plus de 300 affiches pour le théâtre, le cinéma, la politique, le sport, la musique, des dizaines de dessins pour la presse, des pochettes de disques, des couvertures de livres et de revues.

Ernest Pignon-Ernest est unanimement et mondialement reconnu comme un précurseur de l’art urbain, le « street art ». Ses œuvres éphémères et fragiles, qu’il colle la nuit, prennent tout leur sens une fois installées dans un lieu et à une date donnée. Ces images résonnent comme des témoignages et enrichissent la mémoire des hommes et des lieux.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article161068, notice PIGNON Ernest, dit Ernest PIGNON-ERNEST par Anysia L’Hôtellier, version mise en ligne le 28 juillet 2014, dernière modification le 16 septembre 2022.

Par Anysia L’Hôtellier

Catalogue de l’Exposition Ernest Pignon Ernest au Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, 2022.

ŒUVRE : Principales institutions conservant les œuvres d’Ernest Pignon-Ernest : Musée national d’art moderne, centre Georges-Pompidou ; Musée d’art moderne de la ville de Paris ; Musée Picasso d’Antibes ; Musée Cantini de Marseille ; Fonds national d’art contemporain de Puteaux ; Musée de Grenoble ; Centre européen d’actions artistiques contemporaines de Strasbourg ; Musée d’histoire naturelle de Paris ; Musée Arthur Rimbaud de Charleville, Musée de Riom ; Musée d’Evreux ; Musée des beaux-arts de Caen ; Fonds régional d’art contemporain de Basse-Normandie ; Musée de Belgrade ; Landerneau.

SOURCES : Marie-Odile Briot, Catherine Humblot, La peau des murs, 3e édition, Editions Limage 2, 1982, 127 p. — Marcelin Pleynet, L’homme habite poétiquement, entretiens avec Ernest Pignon–Ernest, Actes sud, 1993, 113 p. — Michel Onfray, Les icônes païennes : variations sur Ernest Pignon-Ernest, Editions Galilée, 2003, 93 p. — André Velter, Marie-José Mondzain, Jean Rouaud, Ernest Pignon-Ernest, Editions Bärtschi-Salomon, Edition bilingue français/anglais, Genève, 2007, 370 p. — Face aux murs, Editions Delpire, 2010, 236 p. — Jérôme Gulon, Le Lieu et la Formule, Collection Opus Délits, Critères Editions, 2012, 71 p. — André Velter, Ernest Pignon-Ernest, Editions Gallimard, 2014, 360 p.
Laurence Drummond et Patrick Chaput, Ernest Pignon-Ernest, Parcours de 1971 à 2009, Plaisirs d’images, 2009, DVD de 51 minutes. — État civil.
Six entretiens d’Ernest Pignon-Ernest durant lesquels l’artiste évoque son art et son engagement, filmés en 2009 par l’équipe de Siné Hebdo (visionnés sur http://www.dailymotion.com en 2014).

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