PÉROL Félix

Par Julien Lucchini, Eric Panthou

Né le 26 octobre 1886 à Marsat (Puy-de-Dôme), fusillé après condamnation le 22 mars 1944 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; entrepreneur de travaux publics ; résistant de l’ ORA.

Fils de Maurice Pérol, rhabilleur de meules, et de Gabrielle Pichot, lingère, Félix Pérol vivait 27 place de la Fédération, à Riom (Puy-de-Dôme) et exerçait le métier d’entrepreneurs de travaux publics. Il avait au moins un frère, Paul, et une sœur.
Il était marié à Jeanne Mégémont depuis le 2 mars 1908 à Riom. Il était père d’un fils et d’une fille nés en 1908 et 1910.
Il fut mobilisé durant la première guerre mondiale du 14 mai 1915 au 17 mars 1919.

Il fut dès le début 1943 en liaison avec l’organisation militaire dirigée par le colonel Boutet et le commandant Madeline organisant les patriotes riomois. Pendant plus d’un an, il poursuivit son activité résistante, recrutant, cachant des armes, collaborant avec le chef de l’ORA. Il était considéré comme le Chef du réseau de résistants à Riom, avec le grade de commandant. Son chef était Max Menut, alias Bénévol.

Le 8 février 1944, il fut arrêté devant son domicile à Riom par la Sipo-SD après dénonciation d’un de ses camarades. Le même jour, son cousin Jean Chamoret fut arrêté dans les mêmes circonstances. Félix Pérol fut interné à la prison allemande du 92ème Régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand et brutalisé par Blumenkamp. Selon Emile Coulaudon, alias colonel Gaspard, il fut torturé durant son incarcération.

S’il fut arrêté en compagnie de plusieurs autres résistants, il fut le seul condamné à mort, le 11 mars 1944, par le tribunal du Sud de la France de Lyon qui siégeait à Clermont-Ferrand. Les autres membres de son groupe semblent avoir été quant à eux déportés.
Félix Pérol a été fusillé le 22 mars 1944 à Clermont-Ferrand. Pérol fit partie des 17 personnes désignées pour être jugées devant le Conseil de guerre allemand après l’attentat commis le 9 mars 1944 à la Poterne, à Clermont-Ferrand, sur les troupes allemandes. 16 furent condamnées à mort et fusillées par la Wehrmacht les 22 et 24 mars et 10 mai 1944.
Son cadavre fut identifiée après la découverte de fosses sur le terrain de l’aérodrome d’Aulnat à l’été 1945. D’abord inhumé au cimetière des Carmes à Clermont-Ferrand, sa dépouille fut ensuite transportée à Riom où il est inhumé.

Reconnu "Mort pour la France", il a été homologué FFI pour la période du 1er janvier 1943 au 8 février 1944 . Il a reçu le 8 octobre 1953 à titre posthume la carte de Combattant volontaire de la Résistance (CVR). Il a également reçu la carte d’Interné-Résistant en 1953. Il reçu aussi la Croix de Guerre avec palme.

Son frère, Paul Pérol fut arrêté lui aussi, le 18 juin 1943 à Paris. Interné à la prison du Cherche-Midi, il fut fusillé le 23 août 1943.

Une place de Riom porte son nom. Son nom y apparaît également sur le monument aux morts du jardin public de la ville ainsi que sur celui de Marsat.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article166740, notice PÉROL Félix par Julien Lucchini, Eric Panthou, version mise en ligne le 18 octobre 2014, dernière modification le 16 novembre 2020.

Par Julien Lucchini, Eric Panthou

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb. – État civil en ligne cote 6e211 24, vue 112.— AVCC Caen, AC 21 P 65784 et AC 21 P 657847. Dossiers Félix Pérol .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 8200. Dossier demande attribution carte CVR à Félix Pérol .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 65. Enquête pour crimes de guerre sur la fusillade de 16 patriotes emprisonnés au 92 .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 68. Enquête sur l’activité de Félix Pérol dans la Résistance et les circonstances dans lesquelles il a été fusillé, rapport de police, 7 février 1946 .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 89. Enquête sur fosses macabres d’Aulnat .— SHD Vincennes, GR 16 P 467509. Dossier Félix Pérol (non consulté) .— Mémorialgenweb.

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