CANTELAUBE Jean-Louis

Par Jean-Pierre Besse

Né le 6 octobre 1910 à Poitiers (Vienne), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; cheminot ; militant communiste et syndicaliste de Gironde.

Fils d’un employé à la Compagnie des chemins de fer d’Orléans et d’une couturière, Jean-Louis Cantelaube entra aux chemins de fer à Périgueux, aux ateliers, comme apprenti ajusteur monteur, puis comme ouvrier jusqu’en 1930. Il partit alors effectuer son service militaire. Il ne fut réintégré aux chemins de fer qu’en 1934. À Bordeaux, au service GVMT (grande vitesse machines et traction), il fit la connaissance de René Duhourquet et participa à l’activité syndicale dans la jeune section unique CGTU des cheminots de Bordeaux Saint-Jean. Après le Congrès des deux unions départementales décidant la réunification en décembre 1935, il devint secrétaire adjoint. Il adhéra au Parti communiste et fut secrétaire de la cellule du dépôt de Bordeaux Saint-Jean en 1936. Il était alors domicilié rue Lavaud à Bordeaux. Révoqué le 11 juillet 1940 de la SNCF, il fut arrêté le 22 novembre 1940 puis interné. Il a été fusillé comme otage le 24 octobre 1941.
Il avait épousé à Saint-Maurice-Chignac (Dordogne), en juin 1932, Germaine Charles, née à Paris le 27 mars 1908. Fille d’un employé de bureau, domicilié d’abord à Brunoy (Seine-et-Oise) puis à Périgueux, elle était titulaire du certificat d’études primaires. Après l’arrestation de son mari, elle continua à héberger des militants clandestins et à transporter du matériel de propagande. Arrêtée le 28 août 1942, elle fut internée à la caserne Boudet jusqu’au 14 octobre 1942 puis à Romainville et déportée le 24 janvier 1943 vers Auschwitz. Elle mourut de la dysenterie à Birkenau le 31 mars 1943.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1786, notice CANTELAUBE Jean-Louis par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 6 mai 2016.

Par Jean-Pierre Besse

SOURCES : Site des fusillés de Souge. – Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, Les Éd. de Minuit, 2002. – Les 256 de Souge, op. cit. – État civil, Poitiers (pas de mention du décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément