NAUDIN André, Théophile, Antoine

Par Jacques Girault

Né le 29 mars 1899 à Frontenay-sur-Dive (Vienne), mort le 23 janvier 1988 à Antibes (Alpes-Maritimes) ; économe (Jura) puis intendant (Algérie) de l’Éducation nationale ; syndicaliste CGT.

Fils de Théophile Naudin, instituteur, et de Marie, Antoinette Genty, institutrice, André Naudin, bachelier, surveillant d’internat au collège de Loudun (Vienne), fut mobilisé de mars 1918 à octobre 1919 dans le Génie. Il devint surveillant à l’école primaire supérieure (1919-1920) puis au lycée de garçons (octobre-novembre 1920) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), avant d’entrer comme aide météorologiste à l’observatoire du Puy-de-Dôme (1920-1921).

Il réintégra le lycée comme maître d’internat (1921-1923) puis devint répétiteur au collège de Brive (Corrèze). Reçu en 1923 au concours d’aptitude aux fonctions de commis, il débuta comme commis d’économat au lycée Henri Poincaré à Nancy (Meurthe-et-Moselle) en février 1924, puis exerça aux lycées Henri IV à Paris, Hoche à Versailles (Seine-et-Oise/Yvelines). Après avoir obtenu le certificat d’aptitude aux fonctions de sous-économe, il devint sous-économe en octobre 1927 au lycée Descartes à Tours (Indre-et-Loire).

Se déclarant sous-économe à Versailles, il se maria en août 1926 à Boussy-Saint-Antoine (Seine-et-Oise/Essonne), également à l’église, avec Emilie, Isore, Eléonore Matet, née en 1897 à Coueilles (Haute-Garonne), fille d’un cordonnier devenu « propriétaire », ancienne maîtresse d’internat, puis répétitrice, devenue commise stagiaire d’économat au lycée de Versailles (1926-1927) puis sous-économe. Le couple eut deux enfants.

André Naudin fut nommé sous-économe au lycée de garçons Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier (Jura) à partir de l’année scolaire 1934-1935. Son épouse occupait les fonctions d’économe du lycée de jeunes filles. Nommé économe du lycée de garçons en 1937, il s’affirmait par son sérieux et ses bons rapports avec le personnel. Au début de la guerre, affecté spécial dans le lycée, sa gestion, augmentée de celle de l’École normale d’instituteurs, assura leur relatif bon fonctionnement.

Pour appartenance à la Franc-maçonnerie, André Naudin fut relevé de ses fonctions, par arrêté du17 février 1942, et réintégré « sans en avoir fait la demande », en avril 1942, comme sous-économe aux lycées de Montpellier (Hérault) puis à Lyon (Rhône), du Parc à partir d’octobre 1942, et Ampère en février 1944. Son épouse conserva son poste à Lons-le-Saunier.

À la Libération, il retrouva l’économat de son ancien lycée de Lons-le-Saunier qui avait été transformé en hôpital, puis incendié et inondé. Son action permit la remise en état de fonctionnement de l’établissement.

Après avoir participé aux activités de Résistance, il fut élu secrétaire de la section départementale du Jura de la Fédération générale des fonctionnaires, lors du congrès de la CGT, le 8 juillet 1945.

André Naudin avait demandé un poste double dans une ville universitaire. Il obtint le poste d’intendant, qui venait d’être créé, du lycée Gautier à Alger, sans internat, à partir d’octobre 1945 alors que son épouse occupait un emploi au lycée de jeunes filles Delacroix. Il refusa en 1949 l’intégration d’un collège dans le lycée, estimant que le maintien des effectifs à 1000 élèves était acceptable. Par la suite, en 1953, deux collèges modernes, dont il assura la gestion économique, furent annexés et les effectifs atteignirent 2 700 en 1956. Tous les rapports s’accordaient à propos de la sous-utilisation de ses capacités. Il obtint sa retraite en janvier 1958 et se retira avec son épouse à Coueilles, commune de naissance de cette dernière où ils passaient leurs vacances.

Après le décès de son épouse en décembre 1972 à Antibes (Alpes-Maritimes), il se remaria en décembre 1973 à Antibes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article199484, notice NAUDIN André, Théophile, Antoine par Jacques Girault, version mise en ligne le 26 janvier 2018, dernière modification le 17 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch.Nat., F17/26913. — Arch. Dép. Côte-d’Or, 40 M 298.— Notes de Louis Botella et de Jean-Louis Ponnavoy.

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