PERRUCHE Rosalie, dite Joséphine

Née le 17 mars 1844 à Ornans (Doubs) ; passementière ; participante à la Commune de Paris.

Fille d’un voiturier, Rosalie Perruche habitait à Paris au 11 du passage d’Orient (XIIe arr.). Bien que se disant passementière, elle était enregistrée comme « fille publique » et avait été condamnée plusieurs fois pour prostitution et emprisonnée à Saint-Lazare ; elle vivait en concubinage avec Léon Girard, capitaine à la 1re compagnie du 73e bataillon fédéré. Tous les deux disparurent pendant la Semaine Sanglante, elle prétendit s’être réfugiée chez une amie qui « vivait des fruits de son travail » jusqu’au mois d’août 1871, puis elle alla chez ses parents à Ornans. Sa réputation, on la considérait comme une « pétroleuse », lui valut d’être dénoncée puis arrêtée et détenue à la Maison de dépôt. Présentée à un officier instructeur à Versailles, elle nia toute participation à la Commune et il n’y avait qu’un témoignage affirmant qu’avec une dénommée Michel, une de ses amies, « elle favorisait l’émeute, mettait de l’ardeur à la construction de barricades, rue de Lyon, et arrêtait les passants pour leur enjoindre de placer des pavés sur les barricades ». Mais ce n’était guère probant et elle obtint un-non-lieu le 26 juin 1872.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article213331, notice PERRUCHE Rosalie, dite Joséphine, version mise en ligne le 13 mars 2019, dernière modification le 8 juin 2022.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 17e Conseil de guerre, GR 8 J 470 dossier 98. — Claudine Rey, Annioe Gayat, Sylvie Pépino. Petit dictionnaire des femmes de la Commune. Editions le bruit des autres, Limoges, 2013. Les Amis de la Commune de Paris 1871. — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880). — Notes de R. Scherer et P.-H. Zaidman.

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