MERCIER Marie

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

Née le 1er août 1907 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; gantière ; victime civile.

plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga

Marie Mercier était la fille de Thomas (né le 28 août 1864, à Peyrilhac et décédé le 24 novembre 1933, à Oradour-sur-Glane), et de son épouse Jeanne née Auzannet* (née le 29 septembre 1867, à Peyrilhac), cultivateurs à Puy Gaillard, commune d’Oradour-sur-Glane. Ses parents s’étaient mariés le 11 février 1886 à Peyrilhac.
Elle était la cadette d’une fratrie de trois enfants, Mathieu* (né le 12 décembre 1886) époux de Jeanne Beaubreuil* et parents de René Georges*, Jeanne (née le 19 juin 1891) épouse de Niçaise Bouchoule François (frère de Léopold Jean Bouchoule* époux de Gabrielle Suzanne Pidance* et parents d’Henri* et Roger*), nés à Oradour-sur-Glane.
Elle était la nièce de François Mercier* époux de Marguerite Deglane, parents de Denis* époux de Jeanne Senon* (parents d’Yvonne*), et d’Eugénie* épouse d’Armand Jean Junien Brandy (parents d’Yvonne Andrée* et Antoinette* et grands-parents d’Any Renaud*), frère de son père décédé.
Au recensement de 1936, célibataire, elle était domiciliée avec sa mère à Puy Gaillard.
« Un peu plus loin, Marie Mercier*, de Puy-Gaillard, ramasse de l’herbe pour ses lapins dans un champ près de la route. On va la chercher et on l’intègre au groupe. ’’ Schnell...’’ Direction Oradour. Le panier et la petite bêche dont elle se servait resteront sur place très longtemps, témoins muets, abandonnés parmi les herbes de l’été. »
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa mère, sa belle-soeur, une partie de sa famille et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son frère, son neveu et une partie de sa famille furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Marie Mercier obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Sa sœur Jeanne décède le 15 février 1978 à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article215692, notice MERCIER Marie par Dominique Tantin, Isabel Val Viga, version mise en ligne le 22 mai 2019, dernière modification le 2 janvier 2020.

Par Dominique Tantin, Isabel Val Viga

plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements. — Albert Valade, Oradour, 10 juin 1944, la page de catéchisme, éditions de la Veytizou sarl (p50-51).

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