PRIGENT François, Marie [Finistère]

Par Georges-Michel Thomas, Louis Botella et Marie-Cécile Bouju

Né le 21 mars 1899 et mort le 12 mai 1979 à Brest (Finistère), typographe ; syndicaliste CGT et mutualiste du Finistère ; résistant.

Fils de René Prigent, chef de poste de l’octroi, et Louise Masson, François Prigent s’était engagé volontaire le 19 février 1918. Il fut affecté dans l’artillerie. A partir de mai 1919 il fut affecté en Pologne, où il rencontra sa future femme Stanislawa Wojciechowska.

Prigent fut démobilisé le 19 novembre 1921. Il devint typographe linotypiste. Il s’engagea dans la CGT. Il fut secrétaire du syndicat CGT du Livre et des Jeunesses syndicalistes de sa ville natale. De 1923 à 1940, il fut secrétaire adjoint de l’Union départementale des syndicats du Finistère et assura la parution du Finistère syndicaliste. Il participa en 1930 à la création de la caisse d’Assurance sociale « Le Travail », dont il fut en décembre 1930 vice-président. Les caisses « Le Travail » étaient une émanation de la CGT et de la Fédération nationale des coopératives.
En octobre ou début nombre 1936, Prigent participa à la fondation de la coopérative de production, l’Imprimerie moderne à Brest, sise 1 bis rue Kléber, avec Avec Édouard Edern, Théo Le Borgne, Soubigou et René Rousseau. Y travaillait Albert Cadiou, René Rousseau et Charles Le Meur.

Mobilisé pendant la drôle de guerre, Prigent a été fait prisonnier. Il réussit à se faire libérer le 19 juillet 1941, comme ancien combattant.

A son retour à Brest, Prigent est contacté par le PCF clandestin, via Ernest Miry, qui cherche à remplacer l’imprimerie clandestine que dirigeait Eugène Kerbaul jusqu’à son arrestation le 5 juillet 1941. A partir d’octobre 1941, Prigent mit l’Imprimerie moderne à la disposition de la résistance avec la complicité d’Albert Cadiou et en utilisant des caractères de l’imprimere clandestine de Kerbaul. Malgré une surveillance croissante des autorités et l’arrestation de Cadiou, Prigent continua d’œuvrer pour la résistance. L’Imprimerie moderne imprima par exemple des faux papiers et le journal clandestin la Bretagne libérée.

Syndicalement, avec Charles Berthelot et Pierre Autret, il fit front contre la Charte du travail.

Il participa aux combats de la libération à Plougonvelin et à Brest.

L’Imprimerie moderne a été détruite pendant les combats de la libération.
Francois Prigent emprunta pour fonder une autre imprimerie à Brest.

François Prigent a épousé Stanislawa Wojciechowsla le 16 août 1926 à Brest. Le couple eut un fils, René (1938-2017). Devenu veuf en 1943, il épousa en seconde noce Marie Castel le 8 décembre 1944 à Porspoder.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article226356, notice PRIGENT François, Marie [Finistère] par Georges-Michel Thomas, Louis Botella et Marie-Cécile Bouju, version mise en ligne le 20 avril 2020, dernière modification le 21 novembre 2020.

Par Georges-Michel Thomas, Louis Botella et Marie-Cécile Bouju

SOURCE : Le Peuple, organe quotidien du syndicalisme, 29 décembre 1930 (BNF-Gallica). - Gildas Priol. "Prident François", Mémoires des Résistant⋅e⋅s du pays de Brest [en ligne]. - Le Cri des jeunes syndicalistes, 1921-1924. — E. Kerbaul, Finistère, op. cit. — P. Chauvet, La Résistance chez les fils de Gutenberg dans la Deuxième Guerre mondiale, p. 233-234. — Notes autobiographiques.

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