CARRÉ-PIERRAT Marcel, Paul [Pseudonyme dans la Résistance : Jacques]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 5 avril 1920 à La-Bâtie-Montgascon (Isère), tué à La Folatière (aujourd’hui, Le-Pont-de-Beauvoisin, Isère) ; instituteur public ; résistant F.T.P.F., homologué sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et interné résistant (D.I.R.)

Marcel CARRÉ-PIERRAT
Marcel CARRÉ-PIERRAT
Photo : Richard Perrichon , Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Célibataire, Marcel Carré-Pierrat était instituteur à l’école de Fitilieu (Isère).
Il entra dans la Résistance et rejoignit les rangs du 4ème Bataillon F.T.P.F. de l’Isère.
Le 11 juin 1944 à 5h30, les militaires de la brigade de gendarmerie de La Tour du Pin, sous les ordres de l’Adjudant Lucien Combet, quittèrent l’unité à bord d’un fourgon pour rejoindre une formation des FFI à laquelle ils allaient apporter leur expérience. Ils devaient s’installer dans une grange au lieu-dit Reculfort à La Folatière à côté du Pont-de-Beauvoisin (Isère). A 7h00, alors qu’ils étaient occupés à aménager le cantonnement, des hommes de la feldgendarmerie de Bourgoin (Isère) firent irruption dans la bâtisse et ouvrirent immédiatement le feu avec des armes automatiques, tuant neuf hommes, dont sept gendarmes : l’adjudant Combet, le maréchal des logis-chef René Arnaud, les gendarmes Maurice Bernard, Marcel Castex, André Defaix, Jean Gojon, Victor Pagès et deux maquisards : Marcel Carré-Pierrat et Jean-Louis Salavin, qui se trouvaient sur place pour les aider.
Les gendarmes Chaboud, Fournier et Genevey furent indemnes. Le gendarme Louis Bon, bien que blessé à un bras, put se soustraire aux recherches.
Les gendarmes avaient été manifestement trahis car les Allemands furent alertés en temps réel du départ des militaires. À La Folatière, ils se rendirent directement vers la ferme isolée dans les bois. Cyniquement, les tueurs passèrent à la brigade de La Tour du Pin où ils demandèrent des nouvelles de ceux qu’ils venaient de tuer aux épouses qui ignoraient tout des faits. Les gendarmes présents Baures, Constant, Marteau (Brigade de Virieu-sur-Bourbre, Isère) et Sarda, Marchi et Balfin (brigade de Bourgoin, Isère) furent arrêtés et conduits à la prison du fort Montluc à Lyon (Rhône).
Le 13 juin 1944, malgré la réticence des certains fonctionnaires collaborateurs et l’interdiction d’avis de décès dans la presse, de très nombreux habitants assistèrent aux obsèques.
Marcel Carré-Pierrat obtint la mention "Mort pour la France", fut homologué résistant, sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur, et interné résistant (D.I.R.).
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance et élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé au hameau de Reculfort au Pont-de-Beauvoisin et sur les monuments aux morts de La-Bâtie-Montgascon (Isère), Fitilieu, et les Abrets (Isère).


Voir : La Folatière, 11 juin 1944


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article235665, notice CARRÉ-PIERRAT Marcel, Paul [Pseudonyme dans la Résistance : Jacques] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 16 décembre 2020, dernière modification le 25 avril 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Marcel CARRÉ-PIERRAT
Marcel CARRÉ-PIERRAT
Photo : Richard Perrichon , Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 108413 (à consulter) ; GR 19 P 38/21 — AVCC Caen, AC 21 P 38853 (à consulter) — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb

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