RIGOLI Riccardo (ou Richard)

Par Antonio Bechelloni

Né le 1er avril 1900 à Gusola (Cremona, Italie), mort en action le 1er septembre 1944 à Trieux (Meurthe-et-Moselle) ; mineur ; résistant FTPF, chef du détachement Hoche.

Mineur de son état, fils de Luigi et de Leonilda Pazzini, époux de Berthe Louise Clause, naturalisé français (nous ignorons quand), il entra en résistance très tôt, dès 1940 alors qu’il se trouvait à Lyon selon une des attestations, et en tout cas à partir d’avril 1943 à Trieux. Signée par le colonel Grandval, commandant de la 20e Région militaire à Nancy, il obtint en date du 8 juillet 1945 une citation, à titre posthume, à l’ordre de la division avec la motivation suivante : « Chef du détachement Hoche de Trieux, énergique et courageux il fut de toutes les actions et tous les combats. Mortellement blessé aux barricades de Trieux le 1er septembre 1944, à la tête de ses hommes par suite d’une contre-attaque ennemie. La présente attestation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent. » De toutes les attestations relatives aux faits et gestes de Richard Rigoli, la plus flatteuse, tout en étant la plus complète, est peut être la suivante, datée du 3 juillet 1945 et signée par F. Garrot, Adjoint au Commandant du Bataillon Libre Lorraine : « Chef de détachement à Trieux, lieutenant du groupe de choc ayant effectué tous les sabotages sur voies ferrées et pylônes H.T. Lignes téléphoniques. Destruction de moteurs de chars en stationnement en gare etc. Plus de 20 sabotages effectués sous son commandement entre mai et août 1944. Lieutenant (mais dans un des documents d’homologation posthume des grades figure sous/lieutenant) depuis janvier 1944. .Nommé lieutenant par le Chef des FTPF départemental Brunetto* (alias Ilario Plinio ou bien Plinio Lario). Résumé succinct de l’activité déployée avant et pendant la libération. Avant la libération, Richard Rigoli a été l’un des premiers promoteurs de la Résistance armée. Constamment fixé sur la désagrégation de l’occupant, il passait ses nuits au repérage des emplacements favorables aux sabotages importants. Il savait opérer en liaison avec les sections voisines du bataillon, pour couper les voies sur toutes les directions d’une même région. Ceci motive [sic pour explique] les nombreux retards subis par les convois allemands remontant vers le nord, via Audun (probablement Audun le Tiche en Moselle).
On lui doit l’organisation des transports au maquis ainsi que la libération de Trieux, entre le 1er et le 4 septembre 1944. Sans son sacrifice, le village aurait été réoccupé dans la plus atroce menace qu’il ait jamais connu. Six camions chargés d’hommes et de matériel furent repoussés, sous son commandement. Il succomba héroïquement dans ce combat. Trieux lui doit une impérissable reconnaissance. »

Il obtint la mention Mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de Trieux tout comme sur la stèle posée à l’endroit où il tomba.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240269, notice RIGOLI Riccardo (ou Richard) par Antonio Bechelloni, version mise en ligne le 29 avril 2021, dernière modification le 29 avril 2021.

Par Antonio Bechelloni

SOURCES : Pia Carena Leonetti, Les Italiens du maquis, Paris, Éd. Mondiales, 1968. — SHD Vincennes, GR 16 P 511503. — Mémorial GenWeb (site visité le 1er avril 2021).

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