GUILLOT Mireille, Emilienne

Par André Delestre

Née le 21 janvier 1927 à Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) , morte le 20 janvier 1982 à Rouen (Seine-Maritime) ouvrière d’usine ; résistante FTPF ; maquis de Barneville-sur-Seine (Eure), le 24 août 1943 puis maquis Surcouf ; blessée lors de la libération de Pont-Audemer.

Ouvrière d’usine, elle habita au, 8 C rue de la Mare à Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).
Elle fut agent de liaison de juillet 1942 au 18 janvier 1943 chez les Francs-tireurs-et partisans-français (FTPF). Son pseudonyme dans la Résistance fut Andrée, Éliane, Ginette et elle circula sous la fausse identité de Jeanine Picard.
Le 18 janvier 1943, elle fut arrêtée par la police française, sur dénonciation, pour terrorisme et activités contre l’armée d’occupation. Internée à Rouen du 20 janvier 1943 au 19 mai 1943, elle fut libérée compte tenu de son jeune âge (16 ans). Elle entra dans la clandestinité et servit de courrier pour les membres du groupe Lorraine. Durant le mois de juillet/août 1943, elle fut hébergée par Gabrielle Méret dans son logement du, 13 rue Auber à Rouen.
Au printemps 1944, elle rejoignit le maquis Surcouf de Robert Leblanc dans le département de l’Eure au sein duquel elle servit à partir du 20 mai 1944. Arrêtée le 4 août 1944 par la Gestapo et emprisonnée à la prison d’Evreux, elle fut délivrée par l’avance alliée. À son retour à Pont-Audemer, elle fut blessée par un éclat d’obus lors des combats de libération de la ville.
Sa conduite héroïque, lors des combats de libération de Pont-Audemer, lui valut une citation à l’ordre de la brigade, citation comportant l’attribution de la Croix de guerre avec étoile de bronze : « Agent de liaison courageuse et pleine de sang-froid, blessée lors des combats de Pont-Audemer en août 1944 ».


Maquis de Barneville-sur-Seine (Eure), le 24 aout 1943

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240589, notice GUILLOT Mireille, Emilienne par André Delestre, version mise en ligne le 26 mai 2021, dernière modification le 26 mai 2021.

Par André Delestre

SOURCES : Direction des archives des victimes des conflits contemporains (AVCC), 21 P 665 244. — Michel Croguennec, 1943, le maquis de Barneville, Éditions l’Écho des vagues.

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