FROMAGEAT Roger

Par Madeleine Singer

Né le 28 décembre 1922 à Strasbourg (Bas-Rhin) ; instituteur, puis directeur d’école ; membre du comité national du SGEN (1957-1979), secrétaire départemental du Haut-Rhin (1961-1973) ; conseil municipal de Wittenheim (Haut-Rhin) de 1953 à 1959.

Roger Fromageat était le second des cinq enfants de Charles Fromageat qui tenait à Strasbourg avec sa femme une épicerie de quartier. Il fréquenta l’EPS de Strasbourg, puis celle de Mulhouse et entra en 1939 à l’École normale de Colmar qui se replia à Aiguillon (Lot-et-Garonne). Il en sortit en 1942 avec le brevet supérieur et un CAP d’instituteur, après avoir fait des stages dans différentes écoles de Savoie. En octobre 1942, il s’engagea à Gap pour trois ans dans l’armée d’armistice, dissoute à la fin du mois suivant, lors de l’occupation de la zone libre par les Allemands. Nommé alors instituteur à La Motte Servolex (Savoie), il fut, en 1945, rappelé à l’armée à Chambéry et démobilisé en novembre 1945. Il revint alors dans le Haut-Rhin où il fut en 1946 instituteur à Landser, puis en 1948 instituteur à l’École expérimentale des méthodes d’école moderne Freinet à Wittenheim (Haut-Rhin), dans la cité Jeune Bois ; il en devint directeur en 1967 et y prit sa retraite en 1979. Il avait épousé en 1944 Simone Chaintrier, institutrice, qui milita également dans le mouvement Freinet. Ils eurent trois enfants, l’un inspecteur du travail, les autres professeurs certifiés en arts plastiques et en histoire.

Roger Fromageat avait fait partie des Équipes enseignantes, dans le cadre de la Paroisse universitaire, de 1945 à 1955. Dès 1947 il devint membre du bureau départemental de l’École moderne française (technique Freinet) et y siégea jusqu’en 1968. D’abord syndiqué au SNI, il adhéra au SGEN en 1949 : c’était, dit-il, « la suite logique de mes engagements dans le mouvement pédagogique Freinet et de mes options de chrétien de gauche ». Élu membre titulaire du comité national en 1957, il allait y demeurer de longues années. Dès lors il participa activement à la commission administrative du Premier degré qui se tenait à chaque session du comité national. Il intervenait aussi bien sur le remplacement des maîtres malades que sur les indemnités des maîtres d’application. Mais il s’intéressait essentiellement au renouvellement pédagogique : il fit partie de l’équipe qui rédigea la brochure Des maternelles au Facultés. Un projet pour l’école, parue le 1er février 1968 ; il y était notamment question d’un cours préparatoire en deux ans. Aussi lorsqu’une délégation SGEN se rendit, le 16 février 1968, chez le directeur de la pédagogie, c’est Roger Fromageat qui exposa les raisons motivant ce cours préparatoire en deux ans : celui-ci permettrait l’apprentissage des connaissances de base, ce qui éviterait les retards scolaires qui affectaient alors 20 % des élèves ; il insista sur la réduction des effectifs à 25 élèves dans les cours préparatoires et sur la nécessité de ne pas les confier à des débutants. Mais il suivait en même temps les problèmes généraux : il avait approuvé en juin 1958 l’action du bureau national pour la défense des libertés car le SGEN avait fait grève le 30 mai avec la FEN pour protester contre les conditions dans lesquelles De Gaulle était parvenu au pouvoir. _ Élu en 1961 secrétaire départemental (SD) du Haut-Rhin à la place d’Oscar Schwobthaler qui militait dans la section depuis la Libération, Roger Fromageat bénéficia de la demi-décharge de service accordée depuis dix ans par l’inspecteur d’académie aux secrétaires syndicaux du SNI et du SGEN. Il eut alors à prendre en charge de multiples problèmes, et d’abord la déconfessionnalisation de la Confédération. Le 15 février 1962, le secrétaire académique (SA) Gustave Henz* avait organisé à Obernai (Bas-Rhin) une journée d’études sur « les modifications des statuts et le changement de titre de la CFTC ». Une cinquantaine de militants de toute l’académie – qui comprenait alors encore la Moselle – se réunirent autour de Paul Vignaux et de Claude Pinoteau*. Comme les quatre pages du compte rendu rédigé par le SA répondaient très clairement à toutes les objections possibles, Roger Fromageat les expédia à chaque adhérent du Haut-Rhin avec Le Lien, bulletin départemental du SGEN. Bien que la section fût constituée d’instituteurs alsaciens, recrutés dans les classes moyennes et attachés majoritairement à des partis de Centre droit, Roger Fromageat sut leur faire accepter la déconfessionnalisation qui se profilait à l’horizon. Grâce aux nombreuses réunions d’information sur les enjeux en cause et les perspectives ouvertes par cette transformation, l’évolution se fit sans perte d’adhérents. Lors des élections au Conseil départemental en avril 1964, le SGEN obtint dans le Haut-Rhin la totalité des quatre sièges : Roger Fromageat y siégea jusqu’en 1970.

Les remous suscités par la transformation de la CFTC en CFDT, en novembre 1964, étaient à peine apaisés que d’autres inquiétudes naissaient dans la section à propos de la participation des responsables nationaux du SGEN aux travaux du comité national d’« Horizon 80 », lequel devait mettre au point le programme de Gaston Defferre qui avait annoncé sa candidature pour les élections présidentielles de décembre 1965 ; Gaston Defferre s’étant retiré en juin 1965, ce fut François Mitterrand* qui, en septembre, se présenta comme le candidat de la gauche en face du général de Gaulle. De juin à septembre 1965, il y eut un échange de lettres entre Paul Vignaux et Roger Fromageat au sujet de l’intervention du syndicat dans la vie politique. Paul Vignaux rappela que son action avait consisté essentiellement à faire inscrire dans le programme revendicatif « la priorité des priorités » pour le financement de l’école publique. Après de multiples débats tant au bureau qu’au comité départemental SGEN, l’éditorial du Lien, en décembre 1965, tira les conclusions suivantes : il reprocha au bureau national de n’avoir fourni aux adhérents qu’un éclairage exclusivement orienté dans le sens d’un vote favorable à François Mitterrand ; certes le SGEN ne pouvait favoriser que des candidats déclarant vouloir réserver l’octroi des fonds publics aux seuls établissements publics ; or seul François Mitterrand* avait pris cet engagement. Mais le bureau aurait souhaité que Syndicalisme universitaire reproduisît aussi les réponses fournies par d’autres candidats. L’épilogue de cette affaire, ce fut l’assemblée générale du 10 mars 1966 à Colmar en présence de Paul Vignaux : le rapport d’activité du bureau national fut adopté à l’unanimité, mais avec un additif précisant que « des interviews de tous les candidats avec lesquels la CFDT était en rapport au moment de l’élection présidentielle auraient dû être présentées dans Syndicalisme universitaire ».

Quelques mois plus tard un nouveau différend surgit entre le bureau national et la section du Haut-Rhin. En avril 1964 les États-Unis qui étaient engagés aux côtés du Vietnam du Sud dans sa lutte contre le Vietnam du Nord, avaient commencé des raids de représailles après l’attaque par le Nord-Vietnam d’un destroyer américain dans le golfe du Tonkin. L’émotion suscitée en France fut telle que le comité national CFDT s’était saisi de la question, le 25 avril 1965, demandant « aux gouvernements intéressés d’entamer une négociation sans préalables ». L’année suivante, en novembre 1966, la CFDT ouvrit une souscription pour aider le peuple vietnamien tant au Nord qu’au Sud, souscription à laquelle Le Lien s’associa ; la Confédération ne voulait en effet pas participer au mouvement « Un milliard pour le Vietnam » créé le 20 octobre 1966, car le produit de cette collecte devait être remis à la seule Croix-Rouge nord-vietnamienne. Tandis que dans tout le pays se multipliaient les manifestations en faveur de la paix au Vietnam, le bureau national du SGEN ne voulait s’associer qu’à celles qui étaient patronnées par des organisations non communistes. Or ce n’était pas le point de vue du Haut-Rhin : en janvier 1967, Le Lien déclarait que le SGEN était « décidé à participer à toute lutte pour la paix au Vietnam, qui sera organisée dans la clarté » et s’étonnait de l’ignorance dans laquelle on avait tenu le SGEN du débat organisé à Mulhouse, le 18 janvier, par l’Union de la jeunesse communiste, la commission des jeunes du SNI et celle de la CGT. Le SGEN fit donc partie des 17 organisations qui appelèrent les Mulhousiens à participer à une soirée-débat pour la paix au Vietnam le 11 mai 1967 ainsi qu’à une marche pour la paix au Vietnam le 17 juin. Roger Fromageat pensait que le SGEN ne pouvait rester insensible à l’émotion de la jeunesse mais cela lui valut, le 13 juin 1967, une lettre de blâme de Paul Vignaux : celui-ci stigmatisa un « manque de discipline » faisant le jeu du « Conseil mondial de la paix » qui a montré « dans l’affaire du Moyen-Orient sa dépendance à l’égard des thèmes internationaux de propagande communiste ».

Aussi au congrès SGEN d’avril 1968, la plupart des intervenants ayant à propos du Vietnam défendu des motions en désaccord avec le bureau national, Roger Fromageat demanda au nom de la section du Haut- Rhin un vote séparé sur cette question ; mais ce vote séparé fut refusé. Le texte adopté invitait le bureau national à promouvoir au sujet du Vietnam « une action commune des organisations démocratiques ayant la même conception de la paix ». Paul Vignaux se méfiait des tentatives de dislocation par la base auxquelles la CFDT était soumise, mais il ne voyait pas que des militants comme Roger Fromageat ou Marcel Bourdaillet* voulaient faire échec à ces tentatives en appuyant des manifestations dans la mesure où ils pouvaient les contrôler.

En Mai 68 l’école de Roger Fromageat fut en grève totale. Lui-même tournait dans tout le département car il y avait des réunions de tout genre, y compris dans le secondaire, les CET, les collèges. Les réunions d’instituteurs se faisaient au niveau des circonscriptions d’inspection, pas dans les écoles. Les textes alors élaborés furent publiés en octobre 1968 dans un bulletin commun au Lien et à La Fraternelle, organe départemental du SNI, avec une référence aux localités et non à une école précise puisqu’ils concernaient un secteur. On y ajouta les propositions des CET, des CES- CEG et des lycées ; l’ensemble se rapportait aussi bien à la formation des maîtres qu’aux conditions de travail ou à l’organisation de l’école. Grâce à l’action conjuguée du SGEN et du SNI, le Haut-Rhin fut le seul département à avoir obtenu en 1968 trois heures de concertation pour les instituteurs (le samedi après-midi), hors la présence des élèves, prises sur les 30 heures de service de l’époque. Cette innovation provoqua une certaine irritation dans le monde politique local. _ Depuis son élection en qualité de SD Premier degré, Roger Fromageat était en même temps SD général car c’était la règle à cette époque dans l’académie de Strasbourg, vu l’importance des effectifs Premier degré : 1570 instituteurs sur les 2200 adhérents SGEN du Haut-Rhin. Roger Fromageat siégeait à la commission administrative paritaire départementale (CAPD) où le SGEN détenait six sièges sur dix. Il présidait le bureau départemental général et le conseil syndical, tenait les permanences au siège du syndicat, faisait les démarches à l’Inspection académique. Il assurait la rédaction et la diffusion du Lien, ainsi que les réunions de sous- sections, etc. En outre il siégea de 1960 à 1970 à la commission académique de la carte scolaire et entretenait des contacts journaliers avec les militants de l’Union départementale CFTC-CFDT, à Mulhouse, rue du Sauvage, dans les locaux de laquelle se trouvait le siège du SGEN.

Or en sus de son secrétariat départemental, Roger Fromageat assuma à compter de la rentrée 1968 une charge nationale car le congrès national en avril avait demandé la réapparition de la publication pédagogique qui avait existé jusque 1964-1965. Roger Fromageat devint responsable national de l’action pédagogique du Premier degré, avec une demi-décharge nationale qui s’ajouta à la demi-décharge départementale. En 1975 son école passa à quatorze classes, ce qui valait à son directeur une demi-décharge que Roger Fromageat cumula avec la demi-décharge nationale. Dès octobre 1968 il accompagna le secrétaire Premier degré Guy Duquesne à la sous-commission chargée de la rénovation pédagogique du Premier degré et il intervint en faveur de la libération du samedi après-midi afin de rendre possible une formation permanente des instituteurs, intégrée dans leur service. Il entreprit la constitution d’un réseau de responsables pédagogiques départementaux ainsi que de groupes de travail locaux. Les uns et les autres furent en liaison avec le plan national par un bulletin ronéotypé, Action pédagogique Premier degré, lancé le 19 février 1969.

Ce bulletin fournissait, avec des informations, des projets de fiches de trois types : fiches A d’aide pédagogique destinées surtout aux débutants (grammaire, vocabulaire, etc.) ; fiches R de rénovation pédagogique visant à susciter la réflexion des collègues ayant déjà une certaine expérience, sur les méthodes et procédés éducatifs (coopérative scolaire, mathématiques modernes, etc.) ; fiches PAR (problèmes pédagogiques débouchant sur une action revendicative : vacances scolaires par exemple). A partir d’avril 1969, les fiches A et R une fois révisées avec les observations des collègues furent publiées par Chantiers-SGEN (cinq à six numéros chaque année) dont la diffusion était assurée par les sections départementales : Action pédagogique suggéra que les remplaçants et débutants syndiqués le reçoivent gratuitement et que les frais fussent couverts par la vente des autres exemplaires. Avec des collaborateurs trop peu nombreux, Roger Fromageat assura jusqu’en octobre 1977 la parution d’Action pédagogique qu’il rédigea à peu près seul les trois dernières années. En juin 1979, prenant sa retraite, il passa la rédaction de Chantiers-SGEN à une équipe de la Moselle. Mais il continua pendant deux ans à assembler les fascicules à partir des feuilles imprimées qu’il recevait, à recueillir les abonnements et à servir les abonnés.

Cela ne l’empêchait pas de traiter dans Syndicalisme universitaire les problèmes pédagogiques qui se posaient alors aux instituteurs. En octobre 1968, il demandait que les conférences pédagogiques fussent « un moyen de formation des maîtres » par la discussion en commun des questions de méthode. Il commentait favorablement en février 1969 une circulaire ministérielle qui préconisait de substituer à la notation 0-20 « une échelle simplifiée d’appréciation globale » car, disait-il, « un syndicat universitaire confédéré ne peut accepter la persistance d’un système de notation et de classement qui est le plus souvent un constat d’échec ». Il faisait en même temps éditer par la section du Haut-Rhin un fascicule qui regroupait l’ensemble des textes relatifs à l’école maternelle et à l’école primaire, adoptés le 5 février 1969 par la commission ministérielle de rénovation pédagogique. Celle-ci avait admis qu’on pouvait envisager, dans le cadre de l’équipe pédagogique, un échange de service portant sur les enseignements artistiques et physiques. Le SGEN avait déjà lutté contre « le dogme de l’instituteur polyvalent » car depuis 1964 il revendiquait des maîtres spécialisés pour l’éducation physique, artistique et manuelle. Au congrès de 1970, Roger Fromageat compléta le rapport de Guy Duquesne par une étude qui mettait « la polyvalence en question ». Le congrès demanda « des échanges de service afin de mieux assurer l’enseignement des disciplines qualifiées à tort “d’accessoires” », vu que les instituteurs ne peuvent être compétents en toutes matières et qu’il est enrichissant pour les enfants d’être confrontés à plusieurs enseignants, à condition que ceux-ci travaillent en équipe.

Un nouveau problème avait alors surgi avec la parution, le 2 janvier 1970, d’instructions relatives à un programme de mathématiques qui introduisait à l’école primaire des notions issues des mathématiques modernes. Roger Fromageat souligna aussitôt qu’on ne pouvait faire évoluer l’enseignement dans le sens désiré sans des « milliers de séances de travaux pratiques pour les instituteurs réunis en petits groupes, dirigés par des centaines de praticiens qualifiés ». Il consacra dans Chantiers-SGEN trente pages à la présentation du texte, accompagnées d’explications et de suggestions. Peu après c’est le plan Rouchette qu’il dut défendre : ce plan, issu d’une commission ministérielle présidée par l’inspecteur général Rouchette, tenait compte des données récentes de la linguistique et préconisait de faire parler d’abord, écrire ensuite, le tout dans un but de communication. Roger Fromageat en réclama la publication qui fut enfin acquise en mars 1971, mais cela ne fit guère évoluer l’enseignement vu les réticences ministérielles. Aussi pour le congrès de 1972, il présenta un rapport sur la formation permanente des maîtres, axée sur trois éléments : la transformation des Écoles normales en centres de formation et de recherche pédagogique, un travail en équipe pédagogique au niveau de l’école ou d’un groupe d’écoles, la participation des inspecteurs départementaux (IDEN) à cette formation permanente. À ce congrès le changement de majorité au sein du SGEN amena au pouvoir de nombreux dirigeants qui se préoccupèrent de « l’école moyenne », étudiée au congrès de 1974. En outre avec un nouveau Premier ministre en juillet 1972, Joseph Fontanet devint ministre de l’Éducation nationale et chercha notamment à renforcer l’autorité des chefs d’établissement. Absorbé par sa lutte contre les projet s de ce ministre, puis contre ceux de René Haby qui lui succéda deux ans plus tard, le SGEN ne fit plus guère de place dans Syndicalisme universitaire aux problèmes pédagogiques du Premier degré. Cette section fut d’ailleurs agitée de remous après le congrès de Reims (mars 1972) et le départ, le 1er janvier 1973, de son secrétaire Guy Duquesne*, qui faisait suite à l’affrontement entre André Rembert, candidat des ex-minoritaires, et Jean-Louis Christophe, secrétaire de la Moselle, lequel avait soutenu Paul Vignaux et Charles Piétri*. Roger Fromageat, qui siégeait au bureau Premier degré depuis 1961 en tant que secrétaire d’une importante section départementale, continua à y participer jusqu’à la retraite comme secrétaire délégué aux questions pédagogiques.

En 1973, Roger Fromageat avait cédé sa fonction de secrétaire départemental à Pierre Gissinger car il avait entre-temps hérité d’une nouvelle tâche. Élu en 1970 à la commission administrative paritaire nationale (CAPN) des instituteurs, comme suppléant de Paul Caspard, il devint titulaire en décembre 1972 et y siégea jusqu’aux élections de 1979. Il demeura au comité national jusqu’à son départ à la retraite, à la rentrée de 1979. Il consacra ainsi toute sa vie au syndicat, ayant toutefois été membre du conseil municipal de Wittenheim de 1953 à 1959. En 1998 il appartenait avec sa femme à la section des retraités SGEN du Haut-Rhin, tenait l’orgue dans sa paroisse comme il le faisait depuis quarante-cinq ans et continuait à en diriger la chorale. Il était en outre secrétaire du foyer socioculturel de la cité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24678, notice FROMAGEAT Roger par Madeleine Singer, version mise en ligne le 23 février 2009, dernière modification le 5 juin 2009.

Par Madeleine Singer

SOURCES : M. Singer, Le SGEN 1937-1970, thèse Lille III, 1984, 3 vol. (Arch. Dép. Nord, J1471) ; Histoire du SGEN, Presses universitaires de Lille, 1987 ; Le SGEN. Des origines à nos jours, Paris, Le Cerf, 1993, collection « Histoire » (Arch. Dép. Nord, J1578). — Syndicalisme universitaire, 1957-1979. — Le Lien, septembre 1995. — Lettres de Paul Vignaux à Roger Fromageat, 15 juin 1965, 2 juillet 1965, 1er septembre 1965, 13 juin 1967 (Arch. SGEN). — Lettres de Roger Fromageat à M. Singer, 5 avril 1980, 2 février 1982 (avec des extraits du Lien), 14 mars 1995, juin 1996, 15 janvier 1997, 23 mars 1998 (Arch. privées). — Notes de François Uberfill.

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