AGNEUS Jean, François

Né le 8 mai 1833 à Nouart (Ardennes) ; demeurant à Paris, 21, cité des Plantes ; marié, père de deux enfants ; commis faïencier ; communard, officier de la Garde nationale, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Jean Agneus subit une condamnation à Paris, le 13 mars 1866, à un mois de prison pour escroquerie, et une autre, le 19 février 1869, devant le tribunal correctionnel, à quinze jours pour coups volontaires. Durant le 1er Siège, il était sous-lieutenant à la 5e compagnie sédentaire du 103e bataillon et conserva ce grade après le 18 mars 1871. Le 2 avril, il était à Châtillon ; il soutint avoir quitté Paris le 15 mai, et c’est en effet à Beaufort-Blavincourt (Pas-de-Calais) qu’il fut arrêté. Les renseignements sur son compte étaient mauvais : on le présenta comme ivre trois jours par semaine et ne se livrant à aucun travail. Le 5e conseil de guerre le condamna, le 11 octobre 1871, à la déportation simple et à la dégradation civique, peine remise le 11 janvier 1878 contre obligation de résidence, elle-même rapportée le 31 octobre 1878. Ses notes de déportation à l’île des Pins étaient bonnes. Il fut ramené par le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article51042, notice AGNEUS Jean, François , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 septembre 2018.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/754 et BB 27. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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