LATISSIÈRE Jules, Louis

Né le 11 novembre 1832 à Eguzon-Chantome, arr. de La Châtre (Indre) ; maçon ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Célibataire, il vivait en concubinage, selon le commissaire de police de Neuilly.
Pendant le 1er Siège et sous la Commune de Paris, il servit comme garde dans une compagnie sédentaire du 35e bataillon de la Garde nationale. La nuit du 20 mai 1871, il était à Neuilly. Il rentra à Paris le 22, et fut fait prisonnier avenue de Wagram.
Il fut condamné, le 3 mai 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Sa peine fut commuée, le 14 février 1878, en sept ans de détention, puis remise le 15 janvier 1879.

Dans le journal La Lanterne à Paris du 21 juin 1890, on trouve : « Hier matin à 10 h on a repêché au quai de Javel le cadavre d’un individu âgé de 60 ans. On a trouvé dans sa poche des papiers au nom de Jules Latissière né à Eguzon (Indre) indiquant qu’en 1889, il aurait habité 100 rue Cambronne. On croit qu’il s’est suicidé. » On peut supposer qu’il s’agit du même homme.

Il ne semble pas être parent de Latissière Célestin.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63411, notice LATISSIÈRE Jules, Louis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/747. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Notes de Louis Bretonnière et d’Annie Metivier.

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