LEDRESSEUR Émile, Jacques, Sibos dit Dresseur

Né le 21 juin 1829 à Anisy (Calvados) ; demeurant à Paris, 11, rue Richomme (XVIIIe arr.) ; charpentier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de cinq enfants. Il avait été condamné en 1860, par le tribunal de la Seine, à 16 F d’amende pour résistance et voies de fait envers agent.
Pendant le 1er Siège, il était simple garde à la 1re compagnie de marche du 189e bataillon et fut élu caporal à la même compagnie et délégué au cercle du bataillon. Il fit seulement un service intérieur, dit-il ; il prétendit s’être retiré de la Garde nationale le 27 avril 1871, mais il aurait été vu en tenue et en armes jusqu’au 22 mai. On lui reprocha une double perquisition le 16 avril.
De très bons renseignements furent recueillis sur lui. Condamné, le 20 février 1872, par le 20e conseil de guerre, à la déportation simple, il arriva à Nouméa le 5 novembre 1872. Il vit sa peine commuée le 22 juillet 1876 en sept ans de détention avec dispense de la surveillance, puis remise le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63830, notice LEDRESSEUR Émile, Jacques, Sibos dit Dresseur, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/741 et H colonies 87. — Note de Louis Bretonnière.

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