MONIN Jean-Baptiste

Né le 15 mai 1823 à La Charité-sur-Loire (Nièvre) ; demeurant à Paris ; bourrelier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Nommé capitaine au 179e bataillon, lors de la formation de la Garde nationale, il démissionna en novembre 1870 lorsque les compagnies de marche furent créées. Il prétendait s’être occupé seulement, sous la Commune de Paris, de former, au début de mai 1871, un bataillon de garde civique. Ce bataillon portait le n° 274 et avait pour commandant Passedouet, délégué de la Commune à la mairie de la Villette. Vers le 10 ou le 12 mai, Monin fut nommé adjudant-major ; d’après plusieurs témoins, il avait repris son grade de capitaine au début de l’insurrection.
Il fut condamné, le 21 mars 1872, par le 10e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques ; il fut bien noté en déportation, mais, dit un rapport : « il travaille peu ». Cinq lettres de lui étaient signées Monin, suivi de trois points... — Voir E. Thirifocq ; le 24 janvier 1878, il vit sa peine commuée en sept ans de détention, puis remise le 15 janvier 1879 ; il rentra par le Tage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article66510, notice MONIN Jean-Baptiste, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 mars 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/758, n° 6046 (les cinq lettres de Monin à sa femme qui figurent au dossier sont datées Île des Pins, 6 octobre 1874, 15 janvier, 9 mai, 28 août 1875, 20 octobre 1876) et BB 27.

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