RINGEVAL François

Né le 20 avril 1831 à Lille (Nord) ; demeurant à Paris, 77, rue d’Enfer (XIVe arr.) ; colleur de papiers ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était veuf, sans enfant. Il ne s’était fait incorporer dans la Garde nationale fédérée qu’au début de mai 1871. Élu capitaine, il avait les fonctions de commandant du 151e bataillon. Après l’explosion de la poudrière du Luxembourg, il rentra chez lui. Il avait forcé un garçon d’hôtel, habitant la même maison que lui, à s’enrôler, et avait dénoncé son propriétaire.
Ancien militaire, il était titulaire de la médaille militaire ; les renseignements obtenus sur son compte étaient mauvais : antérieurement, il avait subi deux condamnations pour abus de confiance (un mois et trois mois de prison). Il fut condamné, le 7 novembre 1871, par le 11e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; en déportation, il eut un caractère indiscipliné, mais il était travailleur ; le 5 mai 1876, il obtint la remise d’une incapacité de toucher de l’argent. Sa peine fut commuée le 27 novembre 1879, en six ans de bannissement, mais il était mort le 17 octobre 1877 à la Nouvelle-Calédonie (presqu’île Ducos).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article69777, notice RINGEVAL François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 1er juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/750. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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