GIBOUT Guy

Par Paul Boulland, Claude Pennetier

Né le 26 juin 1933 à Ascq (Nord), mort le 23 novembre 2009 à Paris (XVe arr.) ; ouvrier tourneur puis journaliste ; dirigeant de Jeunesses communistes, dirigeant communiste de Créteil et du Val-de-Marne ; conseiller municipal de Champigny-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne) de 1959 à 1965, maire de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) de 1977 à 1983.

Guy Gibout
Guy Gibout

Guy Gibout était titulaire du brevet élémentaire et d’un CAP de tourneur. Son père adhéra un temps au PCF et en était toujours sympathisant dans les années 1960. Guy Gibout débuta sa vie professionnelle à dix-sept ans dans la société des ADR, une usine de roulement à billes située à Champigny-sur-Marne (Seine, Val-de-Marne) où il adhéra au Parti communiste en 1954. Appelé la même année pour le service militaire, il servit durant vingt-quatre mois comme sergent infirmier dans l’aviation à Montmorency (Val-d’Oise), Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et Romilly-sur-Seine (Aube). Guy Gibout est fréquemment cité comme responsable du Soldat de France, journal clandestin destiné aux appelés, au cours de la guerre d’Algérie mais il ne fit nulle mention de cette responsabilité dans ses questionnaires biographiques.

À son retour, il reprit ses activités militantes à Champigny-sur-Marne où il fut secrétaire de cellule et membre du bureau de section à partir de 1959. Il fut également conseiller municipal de 1959 à 1965. Au début des années 1960, il travaillait à Paris comme agent technique. Militant de l’UJCF à partir de 1961, il devint aussitôt responsable pour la ville de Champigny, invité au bureau de la fédération Seine-Sud. La même année, il suivit les cours d’une école centrale d’un mois du PCF, au cours de laquelle les évaluateurs apprécièrent sa « soif d’apprendre ». En 1962, il devint secrétaire permanent de la fédération UJCF de Seine-Sud et intégra à ce titre le comité de la fédération PCF. Muté à Créteil, membre du bureau de la section, à partir de 1964, il intégra le bureau de la fédération PCF de Seine-Sud en 1965. Il y fut responsable à la diffusion de l’Humanité puis aux cadres jusqu’en 1967. Elève de l’école centrale de quatre mois du PCF entre mars et juillet 1966, il fut également instructeur d’organisation durant six mois. En juin 1967, la fédération communiste du Val-de-Marne accepta sa mutation dans l’administration du journal l’Humanité où il travailla jusqu’en 1975. Il fut notamment responsable de la Cité internationale de la Fête de l’Humanité. Ramené au comité fédéral en 1968, il le quitta en 1968 pour se consacrer à ces responsabilités.

Membre du Parti communiste en 1954, responsable national des Jeunesses communistes, Guy Gibout s’occupa de la publication de journal Le Soldat de France. Il fut conseiller municipal de Champigny-sur-Marne de 1959 à 1965.

En 1975, après s’être formé au métier de journaliste au sein de l’Humanité, Guy Gibout fut rappelé par sa fédération pour assurer les fonctions de rédacteur en chef du Réveil du Val-de-Marne et des Nouvelles du Val-de-Marne, organes locaux du PCF, puis, après la disparition de ces journaux, journaliste à l’Humanité. Il fut membre de la direction de la section communiste de Créteil et du comité fédéral du Val-de-Marne.

Devenu militant de Joinville-le-Pont, il reconquit aux élections de 1977 cette mairie qui avait été dirigée par le communiste Robert Deloche de 1944 à 1953. Il fut maire jusqu’aux élections de 1983, gagnées par la droite. Il fut élu à la commission de contrôle financier de la fédération du Val-de-Marne en 1979, réélu jusqu’en 1990, puis élu au comité fédéral jusqu’en 1994.

Sportif, ceinture noire de judo, proche de Georges Marchais avec qui il pratiquait le vélo, il n’accepta pas la mutation de Robert Hue. Le 29 novembre 2000, il démissionna du PCF, en désaccord avec la liquidation « de l’Humanité en tant que journal de parti ».

En février 1996, il participa à la publication d’un journal d’opposition à la ligne du Parti communiste, Dialogues, qui se transforma en Échanges, puis devint en 2000 Combat communiste. Il fit alors équipe avec Guy Virgile Martin, Guy Poussy, Guy Perlican (d’où la formule des « quatre Guy ») et Gilberto Boni au sein de l’association Reconstruire le parti communiste français (RPCF) qui se voulait « une voix de la résistance aux compromissions du PCF vers une dérive social-démocrate ».

Autodidacte, il était un amateur de littérature et un grand lecteur de Proust.

Marié le 6 décembre 1952 à Suzanne Gast, il divorça en mai 1977.

Touché par un cancer, il mourut en novembre 2009 à l’hôpital Cognac-Jay de Paris.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article75124, notice GIBOUT Guy par Paul Boulland, Claude Pennetier, version mise en ligne le 2 novembre 2009, dernière modification le 12 mai 2018.

Par Paul Boulland, Claude Pennetier

Guy Gibout
Guy Gibout

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse. — Renseignements communiqués par Guy Poussy. — Le Monde, 27-28 décembre 2009. — Blog Le Diablo. — Figures militantes en Val-de-Marne, Éditions de l’Atelier, 2009. — Gérald Bloncourt, Le regard engagé, Bourin éditeur 2004, p. 196-197 (un portrait amical de Guy Gibout)). — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément