GRAU Paul, Jean [Mineur]

Par André Balent

Né le 10 octobre 1899 à Escaro (Pyrénées-Orientales), mort le 26 décembre 1979 à Prades (Pyrénées-Orientales) ; mineur ; militant communiste des Pyrénées-Orientales.

Paul Grau, était le fils de Jean Grau, cultivateur à Escaro, commune du Conflent, et de Marie Calvet, son épouse.

Paul Grau travailla dans les mines de fer de cette commune (Bassin du Canigou).
Il adhéra au Parti communiste au début des années 1930. Il milita également dans le mouvement syndical (CGT réunifiée). En juin 1932, il était trésorier de la cellule communiste d’Escaro (rattachée au rayon de Villefranche-de-Conflent) — voir Contié Étienne, Durand Clair, qui ne groupait alors que six adhérents ; il occupait toujours les mêmes fonctions en 1934. Mais la cellule d’Escaro se désagrégea bientôt. En 1935, Paul Grau participa à la reconstitution du cercle de la Jeunesse communiste d’Escaro qui permit celle de la cellule communiste en 1936.

En 1939, après les graves incidents qui marquèrent la grève du 30 novembre 1938 contre les décrets Daladier, sept conseillers municipaux démissionnèrent pour protester contre l’attitude de Batlle, maire d’Escaro, ancien mineur passé au service des Compagnies ayant des concessions sur le territoire de cette commune (sur cet épisode voir Galindo Paul). Aux élections municipales complémentaires qui suivirent (21 mai 1939), il fut élu ainsi que six autres communistes (Galindo Paul, mineur ; Peyre André, mineur ; Moné Honoré, mineur ; Broc Jean, agriculteur ; Penaccio Angel, mineur ; Parent Pierre, mineur). En septembre 1939, il fut inquiété par la police. Il demeura toutefois conseiller municipal d’Escaro — ainsi que Paul Galindo et André Peyre, les autres élus communistes étaient mobilisés). Il fut révoqué le 20 mars 1940, en application de la loi du 20 janvier 1940. En novembre 1939 il avait été inscrit sur la liste des « suspects du point de vue national » de l’arrondissement de Prades dressée par le commissaire spécial de Bourg-Madame, avec la mention « communiste très militant ».

Sous le règime vichyssois Paul Grau fut interné pendant un an et demi.
En 1944 il retrouva sa place au PCF, au sein duquel il ne cessa de militer, et au conseil municipal d’Escaro.

Retraité, Paul Grau mourut en 1979. Il demeura célibataire.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Paul Grau, mineur, tenait également un café qui était le siège de la cellule communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76547, notice GRAU Paul, Jean [Mineur] par André Balent, version mise en ligne le 6 mars 2010, dernière modification le 22 février 2019.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, versement du cabinet du préfet (13 septembre 1951), liasse 64 (PC-CGTU, 1932-1933), annexes au rapport du préfet au ministre de l’Intérieur (21 juin 1932) — liasse 177 (PC-SFIO, 1934-1936), annexes au rapport du préfet au ministre de l’Intérieur (28 décembre 1934 — liasse 169 (dissolution du PC, 1939-1940) liste des « suspects du point de vue national », déchéance des élus communistes (annexes au rapport du préfet des Pyrénées-Orientales au ministre de l’Intérieur, 23 Mars 1940. — Arch. Com. Escaro, état civil. — Interviews (août 1974) de MM. Paul Galindo et André Peyre, militants du PCF à Escaro.

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