GINOUVÈS Antoine

Par Louis Botella, Jean-Marie Guillon

Né le 21 mai 1878 à Saint-Maximin (Var) ; artisan chaudronnier sur cuivre ; syndicaliste CGT de la Métallurgie, militant communiste des Bouches-du-Rhône.

Fils de Marius Eugène Ginouvès, charron, et d’Alexandrine Roux, accoucheuse, célibataire, Antoine Ginouvès s’établit comme chaudronnier à son compte à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Il assista comme délégué au XVe congrès national corporatif — 9e de la CGT — et à la conférence des Bourses du Travail tenus à Amiens du 8 au 16 octobre 1906. Il y représentait les métallurgistes de Marseille. Il assista également au XVIe congrès, Marseille octobre 1908, comme représentant des chaudronniers sur cuivre de Marseille. À partir de septembre 1907 au moins, il représenta son syndicat au sein de l’Union des chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône et de la Bourse du travail de Marseille au sein de laquelle il assuma la fonction de questeur. Ce syndicat regroupait 78 adhérents en 1907. Sans doute fut-il mobilisé en 1914. Militant communiste après guerre, il dirigea la cellule locale, assurant en particulier la vente de Rouge-Midi. Il avait aussi la responsabilité du cercle populaire. De « manières affables » d’après la police, il avait acquis une certaine influence à Salon. Son domicile et le cercle dont il avait les clefs furent perquisitionnés en septembre 1939. La police trouva des journaux communistes d’avant guerre et releva une inscription sur son bureau sur le couvercle d’une boite de papier carbone l’inscription suivante : « La guerre est une opération par laquelle des gens qui ne se connaissent pas sont amenés à se massacrer pour le profit de gens qui se connaissent et qui ne se massacrent pas ». Elle considérait qu’il était « dangereux ». Un arrêté d’internement administratif pour le camp de Saint-Angeau (Cantal), fut pris à son encontre, le 6 juin 1940. Il était interné à Nexon (Haute-Vienne) en avril 1941. On ne sait quand il fut libéré.
Il était l’oncle de Jean Marini, né en 1921, secrétaire de la Jeunesse communiste locale en 1939, qui mourut des suites de sa déportation en Allemagne à l’hôpital de Bassum le 18 mai 1945. Responsable du groupe des jeunes FTP (Francs-tireurs et partisans), il avait été arrêté à Salon par la police allemande, le 11 mai 1944.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article80871, notice GINOUVÈS Antoine par Louis Botella, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 19 août 2014, dernière modification le 13 janvier 2021.

Par Louis Botella, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. dép. Bouches-du-Rhône 10 M 174 et 5 W 187 (dossier d’internement). — Compte rendu du congrès de 1906. — L’Ouvrier syndiqué, organe officiel de l’Union des chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône et de la Bourse du travail de Marseille, 1er septembre, 15 décembre 1907 (BNF, Gallica). — presse locale (Espoir de Salon 21 septembre 1945, 22 avril 1949).

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