PONS Anselme

Par Yves Lequin

Né à Saint-Étienne (Loire), le 16 mai 1861 ; ouvrier matelassier, puis mineur et employé ; syndicaliste de la Loire.

Pons fut signalé pour la première fois à Saint-Étienne en 1887 comme militant du Parti ouvrier. Au sein du syndicat des mineurs de la Loire, il était, aux côtés de Charreyron, l’un des principaux opposants au modérantisme de Michel Rondet. Avec ses amis, il fut à l’origine de la grande grève générale de septembre et octobre 1888, qui toucha les deux tiers des mineurs du bassin ; le 25 septembre, Pons, qui était membre du comité de grève, fut arrêté au sortir d’une réunion à Firminy, transféré à Saint-Étienne, mais relâché le lendemain sans poursuites. La grève, menée sans et presque contre Rondet, échoua par suite du manque de solidarité des autres régions minières. Pons, renvoyé par sa compagnie, devint employé de la municipalité radicale Girodet, mais perdit à nouveau son emploi avec le retour d’un maire modéré. Il semble avoir été un animateur plus qu’un organisateur et, à partir de 1889, laissa rapidement le premier rôle dans la lutte contre Rondet à des militants de plus grande envergure groupés autour de Gilbert Cotte. Pons fut condamné par la suite, en 1890 et 1895, pour violences au cours de manifestations ; mais il avait alors perdu tout poste dirigeant dans le syndicalisme minier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article84540, notice PONS Anselme par Yves Lequin, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Yves Lequin

SOURCE ET BIBLIOGRAPHIE : Arch. Dép. Loire, 10 M 101. — Petrus Faure, Histoire du Mouvement ouvrier dans le département de la Loire, Saint-Étienne, 1956, pp. 241 à 245.

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