MALBOS César

Par complété par François Ferrette

Né le 24 décembre 1893 à Saint-Gilles (Gard) ; mort le 30 mai 1968 à Nîmes (Gard) ; ouvrier distillateur puis agriculteur ; militant socialiste, kienthalien, secrétaire de la Fédération communiste du Gard (1923).

Fils d’un cultivateur, membre du Parti socialiste, dirigeant la section de Saint-Gilles (Gard), César Malbos fut ouvrier distilleur puis petit exploitant.
César Malbos a été classé soutien indispensable de famille en 1913. Incorporé tout de même dans l’armée, il est réformé en octobre 1914 pour faiblesse générale puis définitivement réformé en 1915. Il est le frère de Joanin Malbos qui défendit également la révolution russe et le communisme.
Il fut, avec Jean-Baptiste Lescalié , un des principaux représentants de la tendance "kienthalienne" dans le Gard, à partir de 1917. Toutefois cette tendance n’obtint que quatre voix au congrès de la Fédération socialiste du Gard (Nîmes, 30 septembre 1917) où l’emporta la tendance minoritaire dirigée par Louis Bernard et Marius Valette.

À la fin de 1917, il organisa à Saint-Gilles un petit congrès des "kienthaliens" du Gard. Au congrès départemental du 10 février 1918, il présenta à nouveau une motion kienthalienne qui obtint cette fois onze voix. César Malbos était en outre à la tête du groupe "L’Églantine de la jeunesse" pour lequel il organisa le 18 mars 1918 une réunion. Lors de celle-ci, il arbora à la fenêtre du café qui l’accueillait, un drapeau rouge afin de mieux célébrer l’anniversaire de la Commune, drapeau que le commissaire de police fit immédiatement enlever. Il proposa encore sa motion kienthalienne au congrès départemental du 23 juillet 1918 et recueillit 22 voix, soit autant que les majoritaires, les minoritaires en ayant 59. Au congrès départemental des 12 et 13 avril 1919, alors que minoritaires et majoritaires se rejoignaient sur une seule motion, il défendit une fois de plus des positions qui progressaient dans le parti puisque la motion kienthalienne obtint 389 voix contre 649 à celle des deux autres courants réunis.
Le 6 juillet 1919, la tendance favorable à la 3è Internationale est organisée après une réunion dite « congrès kienthalien » qui se tient en présence de 400 personnes, avec le député Alexandre Blanc et Fernand Loriot, représentants du Comité de la 3è Internationale. César Malbos prend alors la tête des comités locaux de la 3è Internationale qui se forment dans plusieurs localités du Gard. César Malbos est également en contact avec Raymond Péricat en septembre 1919 pour lequel il place des abonnements pour l’Internationale, organe fondé par Péricat en février.
César Malbos arriva le 1er septembre 1919 à Nîmes, habita au 11, rue Boulevard de la République après avoir vécu dans sa commune natale, Saint-Gilles du Gard. La municipalité de Nîmes avait décidé de donner le nom de Jaurès au Boulevard de la République dans sa délibération du 26 septembre 1919.

Le congrès départemental des 14 et 15 février 1920 le vit entrer au comité fédéral du parti avec six autres membres de sa tendance contre dix majoritaires.

Il signa en 1920 plusieurs articles dans Midi Rouge (journal syndicaliste révolutionnaire des Bouches-du-Rhône), en tant que secrétaire fédéral des Comités du Gard de la 3e Internationale. Il avait quitté la SFIO en juin 1920.

Membre du Parti communiste après le congrès de Tours (décembre 1920), César Malbos fut, en 1923, secrétaire de la Fédération communiste du Gard. Il joua un rôle important à la rédaction de L’Humanité du Midi installée à Nîmes.
A la fin de 1922, il soutient Boris Souvarine qui a lancé un nouvel organe d’opposition, les Cahiers communistes pour contrer les centristes qui ont repris le contrôle de la direction du PC après le congrès de Paris (octobre 1922). Il correspondit alors avec les animateurs de ce bulletin dans lequel le nom de Malbos apparaît à deux reprises dans les listes de souscription (7 et 21 décembre 1922) S’agit-il de son homonyme Joanin Malbos ? Le Gard se fait d’ailleurs remarquer dans la contestation après le congrès de Paris (octobre 1922) puisque des échos émanant de César Malbos furent régulièrement publiés dans la rubrique « voix de partout » (n°1 et 3) des Cahiers communistes. Il appuya les décisions du 4e congrès mondial de l’IC.

En 1926 et 1927, il était secrétaire général du rayon de Nîmes et il fit paraître un article "Sur l’organisation départementale" dans les Cahiers du bolchevisme (n° 76, 15 juillet 1927). L’année suivante, rédacteur en chef du Travailleur du Languedoc, il fut candidat du Bloc ouvrier et paysan aux élections législatives dans la 2e circonscription de Nîmes et obtint 2 796 voix au 1er tour, puis 3 260 au second sur 16 979 suffrages exprimés (19,2 %). Membre du comité régional du Languedoc depuis 1928, il fut accusé, en 1929, d’opportunisme par Pierre Semard lors d’une réunion du comité central.

Il s’était marié le 3 février 1912 à Antonia Chapon et était père d’un enfant né en 1919.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article119686, notice MALBOS César par complété par François Ferrette, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 4 mai 2021.

Par complété par François Ferrette

SOURCES : Arch. Nat. F7/13104, 13109, 13092, 13113, rapport du 13 mars 1928. — Arch Dép. Gard, CA 97, 147, 148, 198. — R. Bourderon et R. Huard, La Révolution russe vue du Gard, Université Nouvelle de Nîmes, 1967. — B. Vigne, La Naissance de la Fédération communiste du Gard, 1914-1924, Grenoble, 1970. — G. Lachapelle, Les Élections législatives de 1928, op. cit. — Bibliothèque marxiste de Paris, microfilm n° 328. — état-civil. — Cahiers communistes. — Le Midi rouge. — Nîmes-soir,. — AN, fonds Moscou 94 0462 ART 64 DOSSIER 6177 (1919).

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