DESCHOOT André, Raymond, Marc

Par Annie Pennetier

Né le 21 mai 1927 à Lille (Nord), abattu le 8 juillet 1944 à Vierzon (Cher) par un gestapiste ; résistant.

Le 8 juillet 1944, face à une vaste opération combinée entre la Werhmacht et la Felgendarmerie de Vierzon contre les maquis de la région, deux maquisards ne purent se replier avec leurs camarades, le jeune André Deschoot (17 ans) et Gaston Bigot (19 ans). Ils furent arrêtés les armes à la main avec deux revolvers d’un vieux modèles. Interrogés et torturés sur le lieu de leur capture, ils furent conduits dans les locaux de la Felgendarmerie de Vierzon, où le gestapiste français, sergent-chef de la SS à Bourges et interprète Pierre Paoli vint poursuivre les interrogatoires. D’après le témoignage du patriote vierzonnais M. Lecuyer arrrêté peu avant et présent dans le local avec interdiction de regarder, à l’arrivée de Paoli, Gaston Bigot était mort et Deschoot ficelé sur un lit. Le tortionnaire Paoli donna l’ordre à un feldgendarme de le tuer d’une balle de revolver dans la tempe ou le tua lui-même. La police française accompagnée du médecin Patry vinrent constater la mort que Paoli essaya de faire passer pour un suicide.
René Hay des Nétumières et Lucien Vanhaëren étaient morts des suites de tortures dans les locaux de la Gestapo à Bourges en présence du tortionnaire Paoli les 15 et 22 juin, ainsi que Michel Perry le 16 juin 1944 dont le cadavre avait été jeté dans la rivière.
Pierre Paoli, reconnu responsable de tortures, de déportations et de massacres comme celui de 36 Juifs dans les puits de Guerry les 24 juillet et 8 août 1944 dans le Cher et celui de Illy-Olly et Floing (Ardennes), les 28 et 29 août 1944 (19 victimes), fut condamné à mort le 4 mai 1946 à Bourges. Il le fut de nouveau par la cour de justice des Ardennes à Nancy le 7 juin 1946 avec ses six complices. Paoli fut passé par les armes le 15 juin 1946 au polygone de Bourges, lieu où avaient été fusillés pendant la guerre 41 personnes arrêtées par la Gestapo.
André Deschoot fut reconnu « Mort pour la France » et résistant FFI.

Son nom est gravé sur la stèle en l’honneur de la Résistance 1944 (20 noms) au carrefour de la D 19 et la D 63 sur la commune de Graçay (Cher).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252243, notice DESCHOOT André, Raymond, Marc par Annie Pennetier, version mise en ligne le 13 novembre 2022, dernière modification le 13 novembre 2022.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Mémoire des hommes, absent des bases, le 11 novembre 2022. — Jean Lyonnet, L’affaire Paoli éditions Chassaing, Nevers, 1965.— MémorialGenweb, consulté le 11 novembre 2022 indique par erreur mort à Genouilly.

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