GERBER Robert, Serge

Par Paul Boulland

Né le 2 septembre 1929 à Paris (Xe arr.) ; chaudronnier ; dirigeant de l’UJRF ; membre du secrétariat de la fédération PCF des Hauts-de-Seine (1968-1972).

Robert Gerber et Renée
Robert Gerber et Renée
Cliché Gérard Bloncourt

La famille de Robert Gerber comptait plusieurs militants communistes. Son père, Lucien Gerber, employé de banque, fut élu conseiller municipal de Malakoff (Seine, Hauts-de-Seine) sur la liste de Léon Piginnier. Interné en 1940, il mourut en déportation à Orianenburg en février 1945. Sa mère, Luce Gerber, employée de maison, ouvrière dans la métallurgie puis concierge, milita elle aussi à Malakoff, où elle fut avant 1939 membre du comité de section et responsable aux femmes. Enfin, trois de ses oncles, Édouard Gerber, furent combattants volontaires en Espagne républicaine. Dès son enfance, Robert Gerber participa aux activités du Secours rouge international et des Pionniers. Pendant la guerre, Luce Gerber fut active dans la Résistance. Menacée par la répression, elle se réfugia avec son fils dans l’Aube, à Courtaoult. Entre mai et septembre 1944, Robert Gerber aida au ravitaillement des FTPF locaux, sous le pseudonyme de « Bébert ». Après la guerre, il reprit ses études au cours complémentaire, obtenant le certificat d’études complémentaires avec option anglais et le brevet élémentaire. Il travailla comme calculateur débutant chez Nieuport à Issy-les-Moulineaux puis effectua divers métier avant d’être recruté comme chaudronnier-tôlier (P2) à Air France.

Dès la Libération, Robert Gerber avait adhéré aux Jeunesses communistes et il rejoignit le Parti communiste en avril 1945. Un an plus tard, il se syndiqua à la CGT mais n’y eut pas de responsabilités. Secrétaire local de l’UJRF de Malakoff, il fut élu au comité fédéral UJRF de la Seine en 1948, puis au bureau et enfin au secrétariat fédéral, responsable à l’organisation. Il suivit une école centrale d’un mois du PCF destinée aux cadres de la jeunesse en 1950. Une importante grève se déroula en son absence à Air France et il ne fut pas licencié. Alors qu’il craignait de se retrouver seul communiste de l’atelier, il quitta l’entreprise pour devenir permanent de l’UJRF en octobre 1950. En 1954, il siégeait au bureau national de l’UJRF, et une école centrale de quatre mois, sur recommandation de Guy Ducoloné, en 1954. Il resta parmi les dirigeants du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) après 1956. En décembre 1960, le secrétariat du comité central du PCF recommanda qu’il quitta ses responsabilités dans le secteur de la jeunesse, à l’approche du congrès du MJCF.

Membre du bureau de la section communiste de Malakoff depuis la fin des années 1940, Robert Gerber en devint le premier secrétaire permanent au début des années 1960. Il entra au comité de la fédération Seine-Sud en 1964. Avec la création des départements de banlieue parisienne, il passa à la fédération des Hauts-de-Seine dont il devint membre du bureau, responsable de l’Humanité, en 1966. En 1968, il devint secrétaire fédéral à la propagande, fonction qu’il occupa jusqu’en 1972. Il fut un temps l’adjoint de Jean Jérôme. En 1973, le secrétariat du parti proposait de le désigner comme responsable du collectif permanent pour la diffusion du quotidien communiste. Toutefois, cette mutation ne put avoir lieu en raison de ses réticences et il resta au bureau fédéral des Hauts-de-Seine, comme responsable à l’éducation. N’ayant plus son activité principale dans la fédération, il ne fut pas réélu en 1976. Il travailla pour la section de politique extérieure (polex) et se rendit à plusieurs reprises en URSS.

Il fut également un des responsables de l’association France-Tchécoslovaquie présidée par Jean Effel.

Robert Gerber fut conseiller municipal de Malakoff.

Il s’était marié le 14 mai 1949 avec Micheline, Renée Picard à Malakoff, elle-même élevée dans une famille communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article50188, notice GERBER Robert, Serge par Paul Boulland, version mise en ligne le 11 mai 2009, dernière modification le 16 juillet 2017.

Par Paul Boulland

Robert Gerber et Renée
Robert Gerber et Renée
Cliché Gérard Bloncourt
Robert Gerber en 1960
Robert Gerber en 1960
Cliché Gérald Bloncourt
Départ de Robert Gerber de {l’Avant-garde} en 1961
Départ de Robert Gerber de {l’Avant-garde} en 1961
collection Gérald Bloncourt
de gauche à droite : Henri Malberg, Robert Pozzi, Roger Guibert, (en haut Gérald Bloncourt), Jean Rabaté, Robert Gerber, Romain Kroès. Derrière Mathieu qui fut rédacteur en chef de Nous les garçons et les filles.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Arch. fédération communiste du Val-de-Marne. — G. Quashie-Vauclin, L’Union de la jeunesse républicaine de France (1945-1956), Mém. master 2 (Paris 1), 2008. — Gérald Bloncourt, Le Regard engagé. Mémoire d’un franc-tieur de l’image, Bourin éditeur, 2004, p. 157, 172. — Entretien de Claude Pennetier avec Robert Gerber.

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