HAECKELY Jean

Né le 11 avril 1834 à Graffenstaden (Bas-Rhin) ; demeurant à Paris ; ouvrier tisseur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Célibataire, il vivait maritalement avec une femme dont il eut un enfant.
Pendant le 1er Siège, il était sous-lieutenant dans le 129e bataillon de la Garde nationale ; il démissionna après le 18 mars 1871 et travailla jusqu’à la mi-avril ; vers le 22, sans ouvrage, il entra comme simple garde dans le 215e bataillon. Quelques jours après, il fut nommé adjudant et, le 6 mai, élu commandant en remplacement du chef de bataillon promu lieutenant-colonel. Il prétendit avoir congédié son bataillon dans les derniers jours, ne gardant qu’une trentaine de fédérés. Il fut blessé le 24 mai, boulevard Ornano (XVIIIe arr.).
Une première fois il avait été condamné à la déportation simple, mais le jugement fut annulé. Le 31 mai 1872, le 3e conseil de guerre le condamna à la déportation dans une enceinte fortifiée ; le 31 août 1872, il avait opté pour la nationalité française ; le 13 septembre 1872, sa peine fut commuée en déportation simple. Il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Puis, le 24 janvier 1878, sa peine fut commuée en sept ans de détention ; sur son dossier figure la mention « décédé ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article61386, notice HAECKELY Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 août 2021.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/771. — Note de Louis Bretonnière.

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