SIMBOZEL Alfred

Né le 1er septembre 1840 à Paris ; sculpteur sur bois ; adhérent de l’AIT ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Veuf, père d’un enfant, il se remaria. Il avait été condamné en 1862 à quinze mois de prison pour abus de confiance.
Membre de l’Internationale, section Faubourg-du-Temple, XIe arr. — voir Dict., t. IV, p. 54 — il fut, pendant la Commune de Paris, capitaine d’habillement, membre de la délégation municipale du XIe arr., et membre du comité de la XIe légion.
Il fut condamné par contumace, le 4 août 1873, par le 3e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il purgea sa contumace et, le 5 mai 1875, le 3e conseil de guerre ramena sa condamnation à la déportation simple. Il arriva à Nouméa le 21 juin 1876. Une lettre de sa femme, qui habitait, 2, rue Le Regrattier, île Saint-Louis (IVe arr.), expliquait à Victor Hugo que si elle suivait son mari en Nouvelle-Calédonie, son père et sa mère resteraient sans soutien. La peine fut commuée en quatre ans de prison (1878), puis remise en 1879. Voir Capellaro.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71037, notice SIMBOZEL Alfred, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/815 et H colonies 101. — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 2023). — Le National, 13 août 1877. — Murailles..., 1871, op. cit., p. 187. — Yannick Lageay, "Un protégé de Victor Hugo : Alfred Simbozel", La Commune, n°80, 4e trimestre 2019. — Note de Louis Bretonnière.

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