DREUX André, Charles

Par Claude Pennetier

Né le 22 août 1896 à Créteil (Seine, Val-de-Marne), mort le 18 mars 1984 à Maisons-Alfort ; comptable ; secrétaire de la section socialiste SFIO de Maisons-Alfort (Seine).

Fils d’un soudeur de précision, André Dreux passa sa jeunesse à Créteil où il fréquenta l’école communale puis poursuivit ses études à l’école supérieure municipale Arago de Paris. Il travailla comme comptable jusqu’à sa mobilisation en 1915. Démobilisé fin 1919, il ne put se réadapter au travail de bureau et, pendant cinq années, il fut travailleur manuel comme commis de marée aux Halles centrales de Paris. Pendant cette période, il prit des cours de droit, notamment de droit ouvrier, ce qui lui permit d’accéder aux fonctions d’attaché de direction puis de cadre administratif dans les industries du bois et de la radio-électricité.

André Dreux avait dès son adolescence, suivi l’action d’Albert Thomas, député de la circonscription et participé aux manifestations contre la guerre. Il remplit un bulletin d’adhésion aux Jeunesses socialistes de Champigny-sur-Marne en 1914, mais n’assista à aucune réunion intérieure. Suivant en ce domaine l’exemple de son père, il prit une part active à la vie associative de Créteil. Il fut ainsi président de la section adulte de la mutualité scolaire de Créteil, animateur de l’Amicale des anciens élèves et, à l’époque du Front populaire, collaborateur des Auberges de jeunesse.

Membre de la commission exécutive de la section socialiste SFIO de Maisons-Alfort, André Dreux fut élu secrétaire général le 19 octobre 1935, par trente voix sur trente votants. Il refusa de se représenter le 6 octobre 1936, lorsque deux listes s’affrontèrent pour l’élection de la CE : l’une favorable à la Gauche révolutionnaire (liste Roland Filiâtre), l’autre à la direction nationale (liste Alfred Milliot). Il accepta cependant la fonction de secrétaire à la propagande le 23 octobre 1937. La section le nomma cosecrétaire (avec le communiste Georges) du comité de coordination socialiste et communiste en décembre 1936. Dreux votait les résolutions de la Révolution constructive en 1935. L’année suivante, vraisemblablement sous l’influence de Marcel Chenel, il vota parfois pour la Gauche révolutionnaire sans donner son appui complet à cette tendance. À la réunion de section du 6 février 1937, Dreux défendit la motion de l’Action constructive qui obtint dix-sept voix contre quarante-trois à la Bataille socialiste et huit à la Gauche révolutionnaire (sur soixante-huit votants). Lors du conflit entre les militants pivertistes (amis de Marceau Pivert) de la Seine et la CAP, Dreux refusa, le 23 avril 1938, de signer le « bulletin de fidélité » qui lui permettait de siéger à la section « reconstituée ». Il quitta la salle « suivi de quelques camarades ». Il n’adhéra pas au PSOP et resta en dehors du Parti socialiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73943, notice DREUX André, Charles par Claude Pennetier, version mise en ligne le 11 septembre 2009, dernière modification le 22 octobre 2009.

Par Claude Pennetier

OEUVRE : André Dreux, Créteil... mon village !, Société du Vieux Saint-Maur, 1978.

SOURCES : Arch. Dép. Seine, listes électorales. — Arch. Section socialiste de Maisons-Alfort. — Arch. Com. Créteil. — Témoignage d’André Dreux.

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