CARIONE Giusto écrit aussi CARIONI Just

Par Delphine Leneveu, Annie Pennetier

Né le 14 février 1906 à Passy (Haute-Savoie), fusillé le 26 janvier 1944 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) suite à une condamnation à mort ; polisseur ; résistant, membre des FTPF de Gironde.

Fils de Philippe Carione, maçon, et d’Angela Giovoni, sans profession, italiens, Giusto Carione vécut en Haute-Savoie où il exerça successivement comme maçon, granitier puis polisseur. Il se maria le 13 décembre 1930 avec Suzanne Bourgon, ouvrière d’usine. Père deux enfants, il résidait 7 chemin Latesta à Caudéran (Gironde) au début de la guerre.
Engagé dans la Légion étrangère, il fut rayé des cadres le 16 août 1940.Dès lors, il participa à la propagande dénonçant l’occupant.
Il entra chez les FTPF section des Italiens à partir du mois de janvier 1943 (selon la DAVCC) ou plus probablement à l’automne 1942 . Avec ses camarades Werter Saielli et Giuseppe Montanari, il fut l’auteur de plusieurs attentats, dont l’incendie du cantonnement allemand abritant la DCA du Vigean le 15 juillet 1943 et l’attentat contre un officier italien de l’OVRA Luigi Mami à Bordeaux. Il détenait également un pistolet.
Il fut arrêté le 19 septembre 1943 alors que sachant son groupe dénoncé il allait prévenir ses camarades de Libourne ;selon la DAVCC) à Bordeaux (Gironde) par la police française et la Section des affaires politiques (SAP) pour « actes de franc-tireur » (attentats, sabotages et meurtre d’un soldat allemand). Il fut ensuite interné au fort du Hâ (Bordeaux, Gironde) et terriblement torturé ;
Après un recours en grâce refusé, Giusto Carione fut condamné à mort le 20 janvier 1944 par le tribunal militaire de Bordeaux (FK 529) parmi les 17 résistants du groupe Bourgois, puis fusillé le 26 janvier 1944 à 7 h 30 au camp de Souge.
La demande d’indemnisation de sa veuve à l’administration française lui fut refusée au motif qu’ « il n’avait pas présenté une demande de naturalisation avant son internement. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article165662, notice CARIONE Giusto écrit aussi CARIONI Just par Delphine Leneveu, Annie Pennetier, version mise en ligne le 1er octobre 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Delphine Leneveu, Annie Pennetier

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. p.164 . — État civil.

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