MÉLOUX François

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 27 octobre 1868 à Malicorne (Allier) ; mineur puis tourneur sur métaux à l’usine Saint Jacques de Montluçon (Allier) ; secrétaire de l’Union Centrale des Travailleurs Métallurgistes de Montluçon ; libertaire.

Fils d’un ouvrier mineur, Antoine Méloux, né à Malicorne (le grand-père, Antoine, né à Montvicq, également mineur, vivait avec eux), et de Madeleine Aufrère, native de Villefranche, sans profession, François Méloux (écrit parfois Meloux) exerça dans un premier temps la même profession que son père. Il épousa une couturière et s’installa 53 rue MontCourtais puis rue de la République à Montluçon, devenant ouvrier à l’usine Saint Jacques, en novembre 1897. Il appartint à un groupe libertaire et antimilitariste de la Ville Gozet qui s’organisa autour d’une équipe venue spécialement de Paris et dirigée par Louis Eugène Grandidier.
Du 24 juillet au 5 août 1905, Méloux et Duchereux récupérèrent un mouvement lancé par des jeunes non-syndiqués de l’usine Poynot, une succursale de Saint Jacques. Cette grève fut victorieuse grâce à l’entrée dans la lutte « des anciens ». Duchereux et ses amis y prirent une part active et se mirent en vedette renforçant leur position. François Méloux devint secrétaire de l’Union Centrale des Travailleurs Métallurgistes de Montluçon, les syndicalistes révolutionnaires prenaient le contrôle d’un syndicat fort de 1 853 adhérents. Les socialistes, qui avaient déjà perdu la mairie de Montluçon, venaient de perdre la direction de « leur syndicat ».
En octobre 1905, une grève éclata à la Glacerie, Charles Fouilland, dirigeant socialiste, chercha à reprendre la main. Il s’agissait d’entraîner toutes les corporations et surtout les métallurgistes dans une grève générale. Son attitude fut contestée par Méloux qui n’y voyait qu’une lutte profitable à l’élection du socialiste Paul Constans. La grève prit fin le 25, les métallurgistes refusant d’intervenir en faveur des verriers.
En décembre 1905, le groupe d’anarchistes initié par Louis Grandidier ne survécut pas à son départ ; Meloux et Desforges quittèrent à leur tour l’organisation.
Néanmoins, les syndicalistes révolutionnaires dirigèrent la grande grève de mai 1906 à Montluçon.
Durant la Première guerre mondiale, il fut rappelé à l’activité le 1er avril 1916, détaché à l’usine Lesoufaché et Félix à Montluçon, le 1er juillet 1917, il fut passé au 121 RI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article225819, notice MÉLOUX François par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 11 avril 2020, dernière modification le 11 avril 2020.

Par Jean-Noël Dutheil

SOURCES : Arch. Dép. de l’Allier : 1R678 ; 10M289 ; 4M2031. — Recensement de 1872, Malicorne. — État civil de Malicorne (Filae).

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