LEDRUX Louis ou LEDRU

Né le 21 août 1840 à Cognac (Charente) ; mort le 17 janvier 1921 à Paris (XXe arr.) ; typographe ; lieutenant-colonel fédéré ; membre de l’Association Internationale des Travailleurs.

Fils de Jean-Baptiste Ledrux et de Anna Pelluchon, Louis Ledrux est devenu typographe, tout comme son frère Ernest (1837 ?-1910),

Le dernier domicile de Louis Ledrux avant 1871 était, 113, chaussée du Maine, à Paris.

D’après la notice contumax du 15 janvier 1879, Ledrux, incorporé en 1861 au 65e régiment de ligne, aurait été condamné, le 26 février 1864, par le 1er conseil de guerre de Paris, à deux mois de prison pour « abus de confiance ».

Ouvrier typographe, Ledrux avait travaillé dans les ateliers de plusieurs journaux révolutionnaires : La Marseillaise, Le Rappel, Le Mot d’ordre. Pendant le premier siège, il fit partie du 136e bataillon de la Garde nationale. Après le 18 mars 1871, il fut élu capitaine adjudant-major et commanda le fort de Vanves. Par arrêté du Comité de salut public de la Commune de Paris en date du 12 mai 1871, le colonel Ledrux fut nommé juge à la cour martiale. Voir E. Gois. Il fut commandant du Fort de Vanves sous la Commune. Par contumace, le 3e conseil de guerre le condamna à la peine de mort le 29 mai 1874.

Réfugié à Londres, Ledrux fit partie du groupe blanquiste « La Commune révolutionnaire ». Avec les membres de ce groupe, il signa en juin 1874 la brochure Aux Communeux, déclaration athée, communiste, révolutionnaire. Cette même année, il travailla à Mulhouse comme typographe à l’Express. De retour d’exil, il fut employé, toujours dans sa spécialité, à l’Intransigeant (cf. L. Descaves, Philémon..., op. cit., pp. 270 et 293), puis à L’Aurore.

Blanquiste, il fut candidat du Parti Ouvrier en 1881 dans le quartier de l’Arsenal (Paris, IVe arr.) où il obtint 2,87 % des voix. Il fut membre du Comité révolutionnaire central.

L’Humanité du 19 janvier 1921 annonça sa mort.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article63837, notice LEDRUX Louis ou LEDRU, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 30 juin 2020.

SOURCES : Arch. Paris 20 D 85 (n°223) acte décès [en ligne]. - Arch. Nat. BB 24/857, n° 2955. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil, n° 2252. — Procès-Verbaux de la Commune de 1871, op. cit., t. I, pp. 203, 223, 257, et t. II p. 320. — Arch. PPo., listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Michel Offerlé, Les socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979. — Notes de Julien Chuzeville. — Michel Cordillot (coord.), La Commune de Paris 1871. L’événement, les acteurs, les lieux, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier, janvier 2021.

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