BOULANGER René

Par Claude Pennetier

Né le 25 mars 1901 à Paris (Xe arr.), mort sous la torture le 7 mars 1944 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; employé de banque (ou/puis contrôleur des assurances sociales) ; syndicaliste CGT ; franc-maçon ; résistant.

Fils de Jean-Marie Boulanger et de Louise Amélie Beaumoer, feluriste, René Boulanger était marié avec Fernande, Julienne Peneau, sans profession. Employé de banque (ou /puis contrôleur des assurances sociales), secrétaire de la section du Crédit de la fédération CGT des employés, René Boulanger fut secrétaire de la Fédération nationale des syndicats d’employés qu’il représenta au Conseil national économique de 1936 à 1940. Orateur de la loge « Internationale » au Grand Orient de France en 1937, il demeurait 27 rue des Érables, au Plessis-Robinson (Seine, Hauts-de-Seine), selon le Journal officiel du 23 août 1941 sur l’acte de décès. Il avait été partisan de la signature des accords de Munich en septembre 1938 mais revint par la suite sur cette prise de position.
Pendant l’Occupation, il fut l’un des organisateurs de la fédération CGT clandestine. Il fut arrêté à la Bourse du Travail de Nantes au cours d’une mission et mourut le 7 mars 1944 à Nantes, sous la torture infligée par la Gestapo, sans livrer ses camarades. Il fut enterré au cimetière de la Miséricorde à Nantes.
Ses restes furent transportés le 7 mars 1945 à Paris après une cérémonie avec le préfet de Loire-Inférieure, des représentants de la mairie de la la CGT. Gabriel Goudy de l’UD-CGT prit la parole et déclara : « Dès 1940, il fit partie de l’équipe Saillant chargé des liaisons entre les zones Nord et Sud. Il effectua de nombreuses missions ; c’est au cours de la dernière qu’il devait être arrêté. »
Il fut déclaré Mort pour la France le 23 avril 1945.
En novembre 1944, une voie où la Chambre syndicale des employés de la région parisienne s’était installée en 1936 et où eut lieu la première conférence nationale de la CGT clandestine, fut dénommée rue René-Boulanger, en présence notamment d’Albert Gazier et Oreste Capocci. Une rue du Plessis-Robinson porta son nom à partir de septembre 1946. Suite à un changement de majorité locale, le nom fut retiré par la municipalité (qui croyait avoir à faire à un résistant communiste) au début des années quatre-vingt-dix. Les organisations d’anciens combattants protestèrent, mais se virent répondre que René Boulanger n’avait aucun lien avec Le Plessis-Robinson, ce qui n’est pas conforme aux informations que nous avons recueillies.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article89842, notice BOULANGER René par Claude Pennetier, version mise en ligne le 24 octobre 2010, dernière modification le 27 juin 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Le Peuple, 4 novembre 1944. – L’Avenir de Ouest, 23 novembre 1945. — P. Delon, Les Employés, op. cit. – Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, fusillés et exécutés, Nantes, 2001. — Arch. Dép. Loire-Atlantique, 305 J, fonds Sauvage, Trochu. – Arch. Dép. Loire-Atlantique, 168 W 43-61, 305 J 3 . — Notes Jean-Pierre Besse ; Notes d’André Caudron.

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