BLOCH Oscar [BLOCH Ascher, Oscar]

Par Justinien Raymond

Né le 21 juin 1861 à Strasbourg (Bas-Rhin), mort le 19 mars 1935 ; avocat ; socialiste parisien.

Oscar Bloch
Oscar Bloch

Fils d’un instituteur communal qui le laissa jeune orphelin, Oscar Bloch dut interrompre ses études pour devenir employés de commerce. Venu à Paris, il reprit l’étude du droit jusqu’au doctorat et vit couronner par la Faculté ses traités juridiques sur La Vente à tempérament et La Réforme des Bourses de marchandises. Inscrit au barreau de Paris depuis 1910, il s’y illustra par la défense d’Hélène Brion, de Rappoport et de Cotin. Fondateur et président de l’Université populaire des IXe et Xe arr. de Paris, O. Bloch, marqué par l’Affaire Dreyfus, milita à la Ligue des droits de l’Homme et fut président de sa section Monnaie-Odéon. Il appartenait également à la franc-maçonnerie.

Socialiste depuis sa jeunesse, militant de la Fédération de la Seine, il représenta la Meurthe-et-Moselle au congrès national de Toulouse (1908), et la Seine à Strasbourg (février 1920) où il fut élu à la CAP et à Tours (décembre 1920). En 1916, il avait voté une motion pacifiste au congrès de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et appartenait à la société d’études documentaires et critiques sur la guerre. Aux élections législatives de 1919, il figura sur la liste socialiste menée par Jacques Sadoul dans la 3e circonscription de la Seine (rive gauche et XVIe arr.). Devançant son chef de file, il recueillit 42 074 voix sur 254 282 inscrits, à 11 voix du dernier des trois élus socialistes. Il fut l’un des signataires de l’« appel aux socialistes français » publié dans le premier numéro du Bulletin communiste, 1er mars 1920. Membre du Comité de la IIIe Internationale, Bloch fut le 20e signataire de la motion Loriot-Souvarine (dite Cachin-Frossard). Il fut désigné, le 30 décembre 1920, comme membre de la commission des conflits du nouveau Parti communiste dont il assuma le secrétariat. À ce titre, il ratifia en 1921 et 1922 les différentes décisions d’exclusions (ainsi pour Fabre, en juin 1922).

En 1921, il était membre du Comité de Défense Sociale. Sommé de choisir entre le PCF et ses autres appartenances à la fin de 1922, il quitta le PCF en janvier 1923. La même année, il prononça devant ses frères maçons des conférences sur " l’affaire Goldsky", " la solidarité", "la réaction fasciste en Italie", "les zélés philanthropes" et sur l’occupation de la Ruhr. Il démissionna du Parti communiste début 1923.

Après son départ du PCF, il ne semble plus avoir eu d’activité politique. Il décéda le 19 mars 1935.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article100520, notice BLOCH Oscar [BLOCH Ascher, Oscar] par Justinien Raymond, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 19 avril 2020.

Par Justinien Raymond

Oscar Bloch
Oscar Bloch

Quelques Mots à propos des Caisses de liquidation et des Bourses de commerce, par Oscar Bloch, 2e édition, avec préface, Paris : Guillaumin, 1905, 23 p. — La Réforme des Bourses de marchandises en France et l’organisation de ces Bourses en Allemagne. Thèse pour le doctorat (sciences économiques et politiques), Université de Paris, Faculté de droit, 1912, 289 p. — La Bourse de commerce. Le Marché de Paris. Réglementation. Fonctionnement. Opérations. Liquidation, Paris : Rousseau et Cie, éditeurs, 1925. VI-431 p.

SOURCES : Arch. Nat. F7/12992 ; CAC 940435 art. 10 doss. 953. — Comptes rendus de congrès socialistes. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, p. 156, 214 et 215. — Archives du Grand Orient de France. — Christophe Prochasson, Les intellectuels, le socialisme et la guerre, Éd. du Seuil, 1993, p. 132. — Renseignements recueillis par Jacques Girault et Frédéric Genevée.

ICONOGRAPHIE : Hubert-Rouger, ibid.

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